Après le Rom, Sarko saoulé par le vin de messe

Dans le fiasco des Roms, Sarko est victime d’un délit de prêtrise. Celui qui vit par l’encensoir finit toujours par le prendre dans le bas du dos. Perdant pied à une vitesse vertigineuse dans le dossier de ces brillantes expulsions, notre chantre s’attendait au pire, mais pas à ce qu’un curé fasse grand vacarme en jetant sa médaille du mérite en pleine poire d’Hortefeux. Pire, le prélat s’est laissé aller, un temps, à déclarer, devant des journalistes médusés, qu’il « priait » pour que notre sautillant Président nous fasse une petite « crise cardiaque ».

Il est vrai que le chef des armées épuise son cœur et ses reins dans la « guerre »  qu’il mène contre les Roms, selon le père Arthur, auteur lillois de ce singulier bonjour au Chanoine de Latran.

Certes, le vénérable homme d’église et recteur connu des gens du voyage (appellation ici assez malheureuse …), sans doute vivement sermonné par sa hiérarchie et réfléchissant à la portée hallucinante de ses propos, a fait ensuite acte de contrition dans un communiqué circonstancié, mais nous restons pantois devant l’ampleur de l’évènement et de ce qu’il signifie.

En campagne, Sarko voulait incarner « la rupture », avec Chirac – oubliant au passage qu’il en était son Ministre d’Etat – afin de conjurer le démon des statistiques qui impose, qu’en France, il est malaisé à un candidat issu de la majorité sortante de remporter la victoire. Trois ans plus tard, c’est certain :  la rupture est consommée.

Surplis et aumusse

Et il n’est pas rare d’entendre, ici et là, des électeurs, pourtant pourvoyeurs en 2007 du « mandat clair » au champion de l’UMP, regretter que celui-ci n’ait point été dans l’avion qui a, l’hiver dernier, emporté la quasi-totalité du gouvernement polonais.
Mais cette malédiction, venant d’un homme d’église, même outré, ne manque pas de sel. Car, rappelons-nous, notre dévot Président, a déclaré que “l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur”.
Ces saintes paroles sont allées, n’en doutons pas, droit au cœur des soutiers de l’Education Nationale et de tout citoyen attaché à la laïcité, et ont été prononcées à Rome en l’archi-basilique du Très-Saint-Sauveur, plus connue sous le nom de Saint-Jean-de-Latran, considérée comme la mère de toutes les églises et dont l’évêque n’est rien moins que le Pape.

Le 20 décembre 2007, notre Inspiré par la Grâce recevait, de la part de Benoît XVI, ce qui est dû à tous les Présidents de la République française : le titre de Chanoine de Latran. Ceci permet à notre divorcé célèbre, si l’envie lui en prenait, de porter le surplis, la chape et l’aumusse … Ce qui lui siérait sans doute à ravir …
Mais, detoxinfo.fr, très fin connaisseur en matière de diplomatie papale, ne lui conseille pas dans l’immédiat. En effet, l’affaire des Roms a fait faire des bulles au Père de l’église catholique. Aussi, Benoît vient de rappeler son chanoine au règlement. Il faut « savoir accueillir les légitimes diversités humaines ». Même pas onctueux, le Saint Père.

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