Evaluations scolaires CM2 et CE1 : Les parents d’élèves en pleine guerre des moutons

C’est en janvier que doivent commencer pour nos chères têtes blondes, les « évaluations des acquis des élèves »  2011 qui visent normalement à la mise en place d’aides « personnalisées » aux élèves en difficultés.

Judicieuse initiative, au delta près que l’exercice est effectué dans des conditions confondantes et que nul, jusqu’à présent, ne s’est soucié de ses résultats.

Selon le ministère de l’Education nationale, les élèves de CE1 et de CM2 sont évalués en français (60 questions) et en mathématiques. (40 questions) Très bien. « Une synthèse nationale est effectuée et contribue au pilotage du système éducatif ». Formidable.

Sauf que personne ne sait à quoi a servi la « synthèse » de l‘année dernière. Quelle a été son incidence sur les classes ? Mystère. Le document aurait du, pourtant, servir à « piloter » le système éducatif. Enfin, dans les textes.

Comme nombre d’outils nés dans l’ébullition des cabinets ministériels, à grands coups de réunions regroupant des penseurs aussi éloignés de la problématique de terrain que possible, ces évaluations sont mises en œuvre dans des conditions burlesques.

BURLESQUE

En effet, celles-ci interviennent, pour les classes de CM2 du 17 au 21 janvier. Ce qui fait qu’elles arrivent trop tard car, le temps de dépouiller les formulaires portant sur le programme 2008, il faut au mieux un bon mois. Le laps de temps qui reste avant les grandes vacances est donc bien trop juste pour redresser la barre par des mesures appropriées.

Elles arrivent également trop tôt car des questions figurant dans les questionnaires remis aux enfants n’ont pas encore été abordées en classe et les petits potaches sont perplexes devant leur lecture…. On nage en plein délire.

Les évaluations CE1 se déroulent, elles, du 16 au 20 mai. Sans commentaire.

L’idéal, bien sûr, aurait été de les diviser en deux, une évaluation en septembre et une autre en juin. Soit au début et à la fin de l’année scolaire afin de mesurer avec efficacité les évolutions et la portée de l’aide « personnalisée » des maîtres.

En attendant, l’organisation des « évaluations » sous leur forme actuelle coûte au budget du ministère la bagatelle de 20 millions d’euros. Une bagatelle lorsque que l’on considère le serrage de ceinture auquel sont soumis les effectifs des professeurs des écoles.

S’insurgeant contre les zones d’ombres entourant ces évaluations, la FCPE, première fédération française de parents d’élèves appelle ces derniers à refuser « la transmission des résultats de leur enfant hors de la classe » par courrier auprès de l’enseignant, du directeur de l’école et de l’inspection d’académie.

A refuser tout comportement moutonnier. C’est désormais la guerre des moutons.


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