Prix du gaz : Matignon et Besson veulent revoir le mode de calcul … électoral!

Voilà une annonce qu’elle est bonne! Eric Besson, l’air contrit, voire comprimé, annonce que cela ne peut plus durer : le calcul du prix du gaz doit être revu pour éviter des envolées qui couvrent des plus grandes suspicions celui de l’inflation!

Il était temps! Plus de 60% depuis 2005, 20% en pas même un semestre en 2011. Il était donc judicieux, en cette période pré-électorale de communiquer à plein gaz sur cette triste situation.

** Actualisé** Donc Matignon rassure : pas d’augmentation du prix du gaz. Mais une hausse modérée de l’électricité de 2,9% d’ici l’été … 2012 en deux étapes.

Pour le carburant, on revoit sur la feuille d’impôts le barême des indemnités kilométriques, le manque à gagner pour l’Etat devant être pris en charge par une contribution spéciale des compagnies pétrolières. A définir. **

La formule magique du prix du gaz, sera revue en temps et en heure. On souhaite à Besson bien du bonheur!

Tout d’abord, si quelqu’un a compris comment se calcule l’évolution du prix du mètre cube, « corrélé à celui du baril de pétrole brut » qu’il lève la main.

Chacun aura pu constater que le prix du gaz décolle fissa (c’est normal il est plus léger que l’air..) dès que les cours du brut s’affolent mais nul ne l’a jamais vu redescendre. Au moins dans des proportions notables.

« C’est très compliqué », « expliquent » des spécialistes, analystes, syndicats de distributeurs. On veut bien les…croire.

SOUS L’OCCUP’

Ce qu’on croit sans peine, c’est que cet hiver est apparue une nouvelle race de pauvres les SCF : Sans Chauffage Fixe. Ils ont dansé dans leur salon, couverts comme des oignons pour pallier vents coulis et frimas se glissant insidieusement à l’intérieur de leur logis.

Des personnes âgées, ayant travaillé toute leur vie, ont pu à nouveau goûter aux neiges d’antan et grelotter comme pendant l’occupation allemande.

Après avoir souffert de la canicule de 2003, nos têtes blanchissent sous l’effet du gel. En 2003, le salarié avait mis la main à la poche en se voyant contraint d’abandonner son lundi de Pentecôte, un jour de congé soit du….salaire.

Il est possible que dans les réservoirs du Besson barbote un projet similaire, a vot’ bon cœur msieur dame, c’est pour la bonne cause!

Convaincre GDF-Suez est chose possible, l’Etat y possède encore près de 36%, notons qu’il avait promis, à la privatisation, d’y rester majoritaire…

Reste qu’il y aurait bien eu un moyen de calmer le coup de grisou, qui eût été serait de baisser les taxes prélevées par l’Etat sur les produits pétroliers, carburants et de chauffage. Mais tous le savent les caisses sont vides…

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