Y étiez vous? Ce dimanche soir, 10 mai 1981 à la Bastille après que la tête de François Mitterrand se soit affichée sur les écrans de télé, nous tirant la larme ? Après que Valery nous ai fait un théâtral adieu plus diamants que paillettes ?
Ce fût formidable, non ? Inoubliable, même. Un goût prononcé de millésime 68. Autre chose que Mireille Mathieu poussant la Marseillaise dans ses derniers retranchements devant un Sarko aux anges et un Fillon gêné et regardant ailleurs !
Et puis, cette panique qui s’est répandue chez les « Français les plus riches ». Avec un gouvernement qui allait inévitablement, union de la gauche oblige, accueillir des ministres Communistes, il leur fallait empaqueter au plus vite leurs lingots, protéger leurs valeurs des coups de couteaux vengeurs des bolchéviques.
Quelle émotion lorsque quelques mois après l’arrivée de la Gauche, Robert Badinter mis fin à cette barbarie tout aussi inepte qu’inefficace qu’était la peine de mort !
La France était pleine, alors. Elle devenait une terre d’accueil. Un endroit dont nous pouvions, riches, être fiers.
CAVIAR
Tonton nous réconciliait, alors, main dans la main d’Helmut Kohl, avec l’Allemagne et un grand désir d’Europe. Un désir d’avenir.
Notre appétit était immense. Pas encore rassasié du caviar qui allait nous mener parfois à l’indigestion, pour ne pas dire à la nausée…
Tableau un peu naïf et angélique ? Sûrement. Nous connaissons à présent l’envers de la médaille. L’envol peu maîtrisé des marchés financiers, les affaires, les combines et les manipulations. Les horreurs au Rwanda.
Le machiavélisme du « Florentin » a corrompu notre adolescence politique, les excès, endigués tant bien que mal par Michel Rocard et effrayant ensuite Jacques Delors, incarnant tous deux de magnifiques occasions de grandes gouvernances.
La période Mitterrandienne fût trouble et troublée. Certes. Mais constitutive d’une « idée » de la France. Vous vous souvenez du concept. Pas très bien? C’est bien normal., tout a désormais tendance à se perdre dans l’oubli.
Mitterrand et l’Union de la Gauche : Le Tonton flingueur prenait l’Elysée, il y a trente ans.
Ce fût formidable, non ? Inoubliable, même. Un goût prononcé de millésime 68. Autre chose que Mireille Mathieu poussant la Marseillaise dans ses derniers retranchements devant un Sarko aux anges et un Fillon gêné et regardant ailleurs !
Et puis, cette panique qui s’est répandue chez les « Français les plus riches ». Avec un gouvernement qui allait inévitablement, union de la gauche oblige, accueillir des ministres Communistes, il leur fallait empaqueter au plus vite leurs lingots, protéger leurs valeurs des coups de couteaux vengeurs des bolchéviques.
Quelle émotion lorsque quelques mois après l’arrivée de la Gauche, Robert Badinter mis fin à cette barbarie tout aussi inepte qu’inefficace qu’était la peine de mort !
La France était pleine, alors. Elle devenait une terre d’accueil. Un endroit dont nous pouvions, riches, être fiers.
CAVIAR
Tonton nous réconciliait, alors, main dans la main d’Helmut Kohl, avec l’Allemagne et un grand désir d’Europe. Un désir d’avenir.
Notre appétit était immense. Pas encore rassasié du caviar qui allait nous mener parfois à l’indigestion, pour ne pas dire à la nausée…
Tableau un peu naïf et angélique ? Sûrement. Nous connaissons à présent l’envers de la médaille. L’envol peu maîtrisé des marchés financiers, les affaires, les combines et les manipulations. Les horreurs au Rwanda.
Le machiavélisme du « Florentin » a corrompu notre adolescence politique, les excès, endigués tant bien que mal par Michel Rocard et effrayant ensuite Jacques Delors, incarnant tous deux de magnifiques occasions de grandes gouvernances.
La période Mitterrandienne fût trouble et troublée. Certes. Mais constitutive d’une « idée » de la France. Vous vous souvenez du concept. Pas très bien? C’est bien normal., tout a désormais tendance à se perdre dans l’oubli.