La campagne (électorale) sent de plus en plus mauvais dans le Buisson

A l’UMP, on ratisse. Même si les sondages semblent se redresser un poil (allez savoir ! ?), la stratégie retenue par les éminences grises, le trouble Buisson en tête, et propagée par les porte-flingue , Guéant, Wauquiez et Cie, durcit chaque jour la courbe du virage à droite.

Le ministre des affaires européenne, Laurent Wauquiez, qui se voyait au dernier grand remaniement presque premier ministre et donc toujours prêt à rendre service, s’est porté volontaire pour karcheriser le RSA et les minima sociaux.

En estimant que ces aides constituent un « cancer de la société française », il a lancé une formule permettant une fois de plus à l’aréopage de Sarko de percuter les français les uns contre les autres, notamment ceux qui travaillent et ceux qui aimeraient travailler.

On ne mesure pas encore le résultat sur les intentions électorale d’une France à la « dérive de l’assistanat » mais il est aisé de constater que le bouillant jeune homme a déjà réussi à élargir la brèche qui sépare les membres de la majorité.

Fillon est donc intervenu à l’Assemblée pour recadrer les propos de son vilain ministre.

Ce « remontage de bretelles », réel ou supposé, est venu après que Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités (qui est censée gérer le Revenu de Solidarité Active) se soit pudiquement interrogée sur la faisabilité des propositions de Wauquiez visant à exiger des bénéficiaires l’exécution hebdomadaire de cinq heures de « services social ».

Si l’appareil de l’UMP affecte malgré toutde promouvoir l’  « initiative » de Wauquiez, l’adjoint de Copé, Marc-Philippe Daubresse a emboîté le pas de Roselyne.

A DONNER DES BOUTONS

Ce qui fait que cela tire à hue et à dia au sein de la majorité, entre parlementaires et membre de la garde rapprochée du président. Patrick Buisson, sulfureux politologue ex-patron de Minute, l’organe du Front National, commence sérieusement à donner des boutons à nombre d’élus.

Ce brillant personnage est à l’origine de la politique de campagne visant à fustiger l’immigration et poussant le chargé de mission ad hoc de l’Elysée à prendre la porte.

De fait, ce dossier qui coïncide à un retour en force d’un vibrant racisme dans l’Hexagone.

Globalement, la société française perdue dans ses valeurs, quand ces dernières ne lui filent pas carrément entre les doigts, peut se laisser aller à des…dérives.

A côté des manœuvres politiciennes, on assiste à des pantalonnades du style des quotas de l’équipe de France de foot, sur lesquels l’éponge va passer à vive allure, ou bien la sortie momentanée de l’espace Schengen pourtant présenté en son temps comme la pierre angulaire de l’Europe.

Mais, l’Elysée vaut bien toutes les messes, et visiblement les plus fondamentalistes…

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