L’été arrive, les Bettencourt reviennent ! Une saison 2 : « Le fric c’est chic ! »

Des histoires sont parfois sans fin. Qu’importe la profondeur du scénario, au contraire. Plus le feuilleton est riche en paillettes et en comparaisons impossibles avec la vraie vie, plus l’amateur est harponné. C’est le secret des séries, aussi ineptes et décalées soient-elles.

« Haine, finances et amour chez les Bettencourt » rebondit donc avant le solstice d’été afin de tenir en haleine pendant les vacances et faire frémir dans les draps de bain.

Après la  « Femme Courage » incarnée par Anne Sinclair dans « le démon de midi frappe à Manhattan », l’émotion va revenir sur cet autre drame familial édifiant.

Alors que fifille et bonne maman s’étaient étreintes dans le pardon il y a un peu moins de six mois, le vent de la passion mère-fille ayant chassé au loin les traitres cupides, voilà que la nature patrimoniale revient au galop parce qu’elle le vaut bien.

Françoise, héritière de L’Oréal assise sur la distribution de 20% des dividendes du géant français des cosmétiques (ce qui représente le PIB d’un Etat d’Afrique de l’est) estime que son accès direct à la caisse est à nouveau encombré par l’esprit embrumé de sa maman, Liliane, et par l’équipe aux petits soins de cette dernière.

Retour à la case tutelle, avec une forte suspicion portant sur l’avocat désigné pour la protection de Liliane et la gestion de ses intérêts ainsi que sur l’équipe médicale soutenant la peine immense de la femme la plus riche d’Europe.

TABOU

Comme dans toute bonne histoire de gros sous, il y a un peu de politique (elle n’est pas belle la vie ?) mais cet aspect s’est un peu estompé ces derniers temps.

En effet, le porte valise de billets de l’UMP, Eric Woerth, a été chassé du scénario par les ciseaux de la justice et ceux de l’Elysée (qui ne sait plus ou donner de la coupe) et l’intermède politique est désormais réduit à sa plus simple expression dans la saison 2.

Tant mieux, cela évite au spectateur de se fatiguer les méninges, de toute façon il a déjà compris que la production avait rendu le thème tabou.

Le torchon, ou plutôt la serviette, brûle donc à nouveau entre les châtelaines Bettencourt. Ca promet ! Car si il existe quelqu’un de pire que l’actionnaire, c’est certainement l’héritier actionnaire.

Ce dernier, qui ne s’est donné souvent que la peine de naître, ne sait souvent que faire, comment le faire et entend continuer comme ça. Préserver la plénitude et développer sa rente, à tout prix.

On comprend que l’aventure passionne les foules. C’est un peu comme le loto et l’Euromillion, plus les temps sont durs et plus il y a d’amateurs.

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