Au FMI, Christine Lagarde va devoir imposer la natation synchronisée (en eaux troubles)

Christine Lagarde, à la veille du tour de France, est élue à la tête du FMI. Pros élitiste  « écologique » de la pédale propulsive contre celle d’accélérateur, elle va pouvoir proposer d’autres lumineuses solutions pour épargner la faillite à une planète en totale roue libre budgétaire.

Si on excepte ses maladroites et inexpérimentées sorties de « petite reine » , il faudra, un temps au moins, lui accorder le bénéfice du doute dans la panoplie du bon samaritain mondial.

C’est d’ailleurs le parti pris par les mandants du FMI qui se sont hâtés de diffuser la fumée blanche à quelques jours du verdict que doit rendre la Cour de Justice de la République française sur l’implication de l’ex-patronne de Bercy dans l’affaire Tapie.

Gageons que, désormais, ce petit chèque de 300 millions d’euros, versés dans d’exceptionnelles conditions de générosité pour dédommager notre Tapie percé des déboires subis lors la vente d’Adidas contrariée par le Crédit Lyonnais, passera pour profits et …pertes de la République.

Un directeur général du FMI en délicatesse, ça va (surtout lorsqu’il est de gauche) deux, bonjour les dégâts ! Donc, la reine Christine peut se targuer d’avoir la « conscience parfaitement tranquille ».

Fi du passé, des dissensions avec Sarko sur la rigoriste religion Lagardiste sur la gestion de l’euro et des taux d’intérêts qui collaient si mal à la pensée du Leader Minimo au point que ce dernier a maintes fois songé à renvoyer sa ministre des Finances à ses chères études, regardons l’avenir. C’est la mode.

FLOTS EN FURIE

Priant qu’elle ne soit pas tentée par de nouveaux « abus d’autorité », et de conserver ses autours de « ministre des riches », il faut souhaiter qu’elle fasse preuve d’ingéniosité et de suites dans les idées comme celles dont on la crédite dans les plans de sauvetage de l’Irlande, le Portugal ou… la Grèce.

Ancienne championne de natation synchronisée, elle va devoir chorégraphier des mouvements en eaux troubles, pour ne pas dire infestées. Et marcher sur les flots en furie.

Mais la tâche ne manque pas de panache, pour peu que l’on sache se tenir. D’autant que sa nomination est nettement plus empreinte de fidélité que celle du DSK, cet ingrat, qui ambitionnait d’accrocher sa photo en bleu blanc rouge dans le bureau de tous les maires de France….

Reste un problème, et non des moindres. Qui va désormais traduire, en lieu et place de l’ancienne patronne du cabinet d’avocat américain Baker & McKenzie, les propos anglophones des ministres aux G8 ou 20 pour notre Sarko peu polyglotte ?

Baroin, pressenti à Bercy, sort sa carte de visite lorsqu’on lui demande si il veut une « cup of tea ». Pff. Lemaire c’est un peu mieux,

Pécresse, elle, va jusqu’à bredouiller le japonais en plus de flotter dans la langue de Shakespeare. Pas mal après le manque à gagner de Fukushima

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