C’est incontestable, en période de crise les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus nombreux. Et, ce sont les produits les plus chers qui se vendent le mieux. En tout cas, il y en a un qui sait se vendre : le patron et principal actionnaire du géant français du luxe LVMH, Bernard Arnault.
Selon le magazine L’Expansion, grand observateur du monde le l’entreprise libre de ses mouvements, le grand décideur, virtuose du clavier classique, sait s’ octroyer de belles touches d’aisance.
Pour l’exercice 2010, l’homme d’affaires breton a su faire son beurre. Et la note est salée, comme il se doit. Arnault a donc encaissé 240,1 millions d’euros de dividendes. Soit un an de salaire pour plus de… 14.652 smicards.
Mais, il ne faut pas mégoter et il est toujours rassurant pour le travailleur de récupérer une honnête fiche de paie en fin de mois, ça fait moins rentier. Donc, le petit pactole cité ci-dessus s’agrémente d’un salaire annuel fixe de 1.728.399 euros soit un an de salaire pour 105 smicards de plus.
La hausse de ces derniers émolument sur l’année se monte à 102%, tandis que la masse salariale de LVHM n’a, elle, progressé que de 2%. C’est-à-dire exactement rien si on tient compte de l’inflation.
ALLOCATION DE DEPENDANCE
Mais la gestion du luxueux boss vaut bien une messe supplémentaire (en chasuble d’or). L’entrée en douceur mais fermeté dans le rival Hermès, décision somme toute assez naturelle pour qui sait être patient, est récompensée par 1,2 million d’euros (une nouvelle année de paie pour 73 autres smicards).
Pourtant Sarko, en pleine tourmente financière avait promis, la main sur le cœur (il range son portefeuille à droite) qu’il allait pourchasser les bonus indécents et trainer leurs bénéficiaires sur la paille humide des cachots. Il faut croire que la totale absence de moyens juridiques, déjà constatée lors du G20 vengeur, n’a guère évolué… Situation visiblement figée !
Mais le conseil d’administration de LVMH, s’est penché sur la retraite de leur président de 61 ans qui leur tient la laisse serrée puisqu’il est majoritaire. Plutôt que de compter sur la journée de solidarité en cas de grande chaleur ou sur l’allocation dépendance, ces cols blancs ont préféré la retraite chapeau !
Donc dès 65 ans, il faut bien tenir compte de la réforme et ce, faisant fi de la pénibilité de la tâche de Bernard, ce dernier bénéficiera de 622.000 euros par an. 37 smicards de plus mais une bonne soixantaine de retraités (ex smicards), qui eux, ne toucheront toujours pas de dividendes de la part du groupe de luxe….
Ce qui fait que, juste pour rire, Bernard Arnault, « pèse » selon la formule consacrée, un peu plus de 22.000 smicards. Et on ne parle pas des Rmistes et autres fin de droits.
Mais comme le dividende de LVMH est en hausse en 2010 à 2,10 euros contre 1,65, Arnault devrait verser les 1.000 euros de prime promis par Sarko. On respire…


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[...] ne dors jamais. Elle aurait du être la grande chance de survie de notre planète. Mais voilà, la société de consommation a fait en sorte qu’elle ne puisse ni se multiplier ni donner d’idée à [...]
[...] de prélat : il est normal. Pas spectaculaire. Comme le modeste coup de pouce qui sera donné au Smic dans les prochaines [...]