Karachi, Bettencourt : Fillon est un faux derche ! Les affaires font son affaire…

Il n’y aura pas de présomption d’innocence. Pour 72% des français (Sofres pour Canal +) les politiques sont tous corrompus. A côté du bénéfice que peut tirer le Front National de ce résultat – n’oublions pas quand même qu’il n’est pas aussi blanc qu’il le clame – un personnage se frotte intérieurement les mains : Fillon.

Certes, c’est avec le tremolo du tribun outragé, que le Premier a répliqué à Noël Mamère fustigeant la carambouille de Karachi dont l’étau se resserre jour après jour sur le plus haut niveau de l’Etat.

Ce dernier exhorte même ses (derniers) partisans au combat sur le terrain des affaires.

Rappelant, cela ne fait jamais de mal, que l’opposition joue de la présomption d’innocence avec des règles à géométrie variable en la «foulant aux pieds » . Pire, en faisant mousser l’eau sanglante autour des sous-marins au Pakistan la gauche se rend coupable d’une « faute morale ».

Il est vrai que, question faute morale, la majorité gouvernante en connait un rayon. La rentrée pré-électorale est très fournie.

Les affaires Karachi et Bettencourt se disputent chaque jour les unes des quotidiens. On y retrouve pêle-mêle pressions sur les magistrats, violations du secret de l’instruction, écoute illégales , faux-vrais témoins et on en passe.

VALSE DES RETRO COMMISSIONS

Un procureur, le Sarkopain Philippe Courroye, est même en passe d’être mis en examen par une juge d’instruction pour violation du secret des sources journalistiques dans l’affaire des « fadettes » incluse elle-même dans l’embrouille Bettencourt.

Le proche de Sarko n’irait pas seul dans le bureau de la juge, puisque Bernard Squarcini, le patron de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur, ex RG et DST) et Frédéric Péchenard, le boss de la police nationale, tous deux très proches du Leader Minimo, s’y retrouveraient comme témoins assistés.

Côté Karachi, un autre copain à tout faire, Brice Hortefeux est inquiété pour avoir tuyauté sans droit un ex-conseiller de Sarko impliqué dans la valse des valises de billets des commissions et retro commissions sur l’avancée de la justice dans son enquête.

Quand on sait les couleuvres que Fillon a du avaler du fait de la Cour composée par ces petits commis d’Etat, on se plait à imaginer que le « chef » du gouvernement assiste avec une certaine délectation à leur déboires judiciaires.

Mais, qu’on se le dise, la majorité est unique et indivisible. Et Sarko est son prophète. Sauf… qui peut.


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