Avec un Sarko en perdition en Chine l’Europe va marcher à la baguette !

L’Europe politique n’ayant jamais existé, ou presque, il ne manquerait plus que l’Europe financière sombre corps et biens. Notre Sarko, lui-même en perdition, vole à tire d’aile au secours de la monnaie unique (en son genre) brisée par la Grèce espérant qu’une solution marquée à son chiffre fasse grand effet sur sa campagne 2012.

A contrario, ce sera la Bérézina. Pour l’éviter, l’européen agité n’hésite pas à faciliter l’intrusion de la Chine, bourrée de capitaux, dans les affaires du Vieux Continent à la ramasse.

C’est la première fois qui fait mal, et Pékin avait déjà joué les bons offices du côté du Parthénon.

Faisant fi des différences de points de vue avec le grand frère allemand, notre Leader a minima, est prêt à tout pour roucouler sur le même ton qu’Angela Merkel, pourtant en décalage criant, hier et aujourd’hui, avec son bouillant homologue français.

Paris et Berlin sont a priori aux antipodes en ce qui concerne la puissance de frappe du Fonds européen de stabilité financière (FESF), Sarko ayant caressé un temps l’espoir de faire de l’institution qui rachèterait à tour de bras les emprunts des Etats malades en puisant ses ressources auprès de la BCE (Banque centrale européenne).

Le hic, c’est qu’outre-Rhin on ne l’entend pas de cette oreille car l’Allemagne, grand contributeur de la BCE, se montre strictement économe voire mauvaise copine avec la cigale grecque et tous ceux qui dépensent sans compter.. sur autre chose que le trésor teuton.

L’arrivée de la Chine est donc providentielle pour faire passer les réserves du FESF à 1.000 milliards d’euros, selon les termes de l’accord conclu à l’arraché.

Il est entendu que les banques disent au revoir à la moitié des 350 milliards d’euros prêtés à Athènes. Et Berlin a des sueurs froides à l’évocation de la dette italienne, d’une toute autre ampleur.

SOUPAPES

Les deux derniers cylindres du moteur européen se sont tapés dans les soupapes pour le processus de recapitalisation des banques (faut pas plaisanter) vrombissant à qui veut le croire sur le fait que les deniers publics seront à peine sollicités. Rien que le nom fait rire…

Au chapitre de la rigolade communautaire, on retiendra la crise de dignité du président italien de la République, Giorgio Napolitano devant les sourires narquois d’Angela et Nicolas face aux promesses de Berlusconi de rentrer dans les clous de la croix du déficit.

Ou bien encore le remontage de bretelles du premier ministre anglais David Cameron par la Chambre des Communes offusquée que son porte drapeau se fasse rabrouer par les europtimistes. Le locataire en fin de bail de l’Elysée lui ayant intimé l’ordre de la fermer sur ses critiques au prétexte fallacieux que la perfide Albion se fichait jusqu’à présent comme une guigne de la monnaie du Vieux Continent.

C’est dire que nous ne sommes pas sortis de l’auberge. Ce qui est terrifiant. Car si aucune solution ne marche (sans les chinois), à en croire Fillon, nous allons dériver vers des territoires inconnus.

Sans doute comme ceux du chômage ou de l’effondrement du pouvoir d’achat. Lequel, c’est bien connu, doit tellement à ….l’euro.

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