La tragédie grecque est complète. Les antagonistes confrontent leurs forces, conspirent et se trahissent. L’anathème est facile : Athènes a falsifié ses comptes pour intégrer la zone euro et ce menteur a l’affront de vouloir le beurre et l’argent du beurre.
Duplice, le Premier ministre Papandréou épuise les piliers de l’Europe, fait transpirer Merkel et Sarko pour bâtir un accord qui maintient la Grèce sous la houlette de la monnaie unique et repart chez lui tout foutre par terre par évocation de la voie référendaire.
Il se retrouve en position difficile politiquement et plus vraiment majoritaire au sein de son parlement : bien fait ! Il devra plier ou mourir, se soumettre ou se démettre.
D’ailleurs, les avertissements pleuvent : l’Europe et la zone euro peuvent se passer de la Grèce. L’un ne va pas sans l’autre. Adieu plan d’aide et bonjour le parcours en solo, on verra bien alors d’où vient l’austérité !
POURTANT LA GRECE EST BONNE CLIENTE
On oublie opportunément que la Grèce est un bon client. De la France, par exemple. En 2009, le pays a importé pour 3,1 milliards d’euros de produits français après un pic de 3,7 milliards en 2007. Dans le même temps les exportations grecques vers la France n’ont été respectivement que de 553 et 629 millions.
Au G20 de Cannes, Sarko s’échine à ficeler, ou reficeler, le pacte de la dernière chance à l’ombre d’Obama. Ou plutôt à sa lumière… Tant pis pour Merkel.
Ce dernier est pourtant lui-même en proie aux pires affres politiques et budgétaires après l’accord obtenu auprès d’un congrès où il n’est plus majoritaire pour relever la plafond de… la dette.
Pour une fois les deux hommes ont des objectifs communs. Se redorer le blason. Sarko, selon son habitude éprouvée, entend apparaître comme un fin stratège international qui sait tenir la barre en pleine tempête. Barack Obama, pour qui le sauvetage de l’Europe est au cœur des débats cannois, n’est pas loin d’espérer la même chose. Ils se « comprennent ».
Donc, après l’effort des banques et de l’Union européenne, les grecques doivent accepter de se serrer la ceinture et de payer leurs impôts.
Salauds de pauvres !
Zone Euro : Alors on dé…Grèce ?
La tragédie grecque est complète. Les antagonistes confrontent leurs forces, conspirent et se trahissent. L’anathème est facile : Athènes a falsifié ses comptes pour intégrer la zone euro et ce menteur a l’affront de vouloir le beurre et l’argent du beurre.
Duplice, le Premier ministre Papandréou épuise les piliers de l’Europe, fait transpirer Merkel et Sarko pour bâtir un accord qui maintient la Grèce sous la houlette de la monnaie unique et repart chez lui tout foutre par terre par évocation de la voie référendaire.
Il se retrouve en position difficile politiquement et plus vraiment majoritaire au sein de son parlement : bien fait ! Il devra plier ou mourir, se soumettre ou se démettre.
D’ailleurs, les avertissements pleuvent : l’Europe et la zone euro peuvent se passer de la Grèce. L’un ne va pas sans l’autre. Adieu plan d’aide et bonjour le parcours en solo, on verra bien alors d’où vient l’austérité !
POURTANT LA GRECE EST BONNE CLIENTE
On oublie opportunément que la Grèce est un bon client. De la France, par exemple. En 2009, le pays a importé pour 3,1 milliards d’euros de produits français après un pic de 3,7 milliards en 2007. Dans le même temps les exportations grecques vers la France n’ont été respectivement que de 553 et 629 millions.
Au G20 de Cannes, Sarko s’échine à ficeler, ou reficeler, le pacte de la dernière chance à l’ombre d’Obama. Ou plutôt à sa lumière… Tant pis pour Merkel.
Ce dernier est pourtant lui-même en proie aux pires affres politiques et budgétaires après l’accord obtenu auprès d’un congrès où il n’est plus majoritaire pour relever la plafond de… la dette.
Pour une fois les deux hommes ont des objectifs communs. Se redorer le blason. Sarko, selon son habitude éprouvée, entend apparaître comme un fin stratège international qui sait tenir la barre en pleine tempête. Barack Obama, pour qui le sauvetage de l’Europe est au cœur des débats cannois, n’est pas loin d’espérer la même chose. Ils se « comprennent ».
Donc, après l’effort des banques et de l’Union européenne, les grecques doivent accepter de se serrer la ceinture et de payer leurs impôts.
Salauds de pauvres !