Merkozy et CDUMP : Un vrai pas de Deux !

Sans vouloir tomber dans un nationalisme suspect, une singulière question se pose à l’observateur de la vie européenne trépidante. Le couple franco-allemand, après des disputes préliminaires propres aux fiancés apparaît désormais étrangement fusionnel.

« L’amour c’est l ‘égoïsme à deux », dit-on mais les relations entre Paris et Berlin dépassent largement des vues (enfin) partagées entre le gouvernement Merkel et Sarkozy pour s’étendre à un beaucoup plus étrange pas de deux entre les partis majoritaires régnant des deux côtés du Rhin.

A croire que le groupe UMP ne peux plus guère penser par lui-même, ses caporaux se sont mis à vive allure à la langue de Goethe et viennent puiser leur inspiration en pleine tourment de l’Euro et, surtout, en pleine campagne présidentielle, à la fontaine teutonne de leurs homologue de la CDU, les conservateurs d’Angela.

L’Exemple Allemand, qui a su résister aux assauts de la mondialisation, fait baver les stratèges de Jean-François Copé. Rigueur et Travail voilà ce dont ont besoin ces insupportables français ingouvernables et réfractaires à toute espèce de réforme !

Les derniers pays « riches » de l’Europe ont scellé leur indéfectible amitié autour de la descente aux enfers de la Grèce puis de l’Italie.

Certes, Sarko dans les premières vagues qui ont secoué Athènes, a coiffé sa célèbre casquette de capitaine des tempêtes, qu’elles soient du désert ou financières – tout est bon pour se faire mousser, et était alors catégorique : on n’abandonnerait pas les grecs.

BUNGA BUNGA

Point de vue, c’est le moins que l’on puisse dire, pas vraiment partagé par la chancelière allemande…
A Berlin, personne n’a jamais été très chaud pour payer pour les mauvais élèves. Passons sur le fait que les grecs sont accusés d’avoir trafiqué leurs comptes publics pour intégrer la zone euro.

Mais, Ô surprise, la banqueroute a étreint l’Italie dont la dette fait apparaître celle de la Grèce à un toute petit découvert de fin de mois et là, le Leader Minimo a senti le vent tourner. Le vent du boulet. Echanges de sourires complices avec Merkel raillant la sincérité du prince du Bunga bunga, alors encore président du Conseil italien.

Vite fait, on est passé de l’Europe des 27 à l’Europe des Deux. Alors on décomplexe (la droite française sait bien faire), faisant fi des divergences sur les missions de la Banque Centrale Européenne, sur les Euro Bonds (les obligations qui permettraient de mettre les dettes en commun).

Déjà, des voix s’élèvent pour constater que Berlin s’exile au sein de l’Europe mais au poker menteur Sarko est expert. Mais pas que.

Si ça tourne mal, il saura mieux que quiconque faire leçon a posteriori à sa nouvelle grande copine. Enfin, si il en a encore le temps….


Cet article a été publié dans EcoLoSocial, Non classé, Politique avec les mots-clefs , , , , , , , . Bookmarker le permalien. Laisser un commentaire ou faire un trackback : URL de trackback.

3 Trackbacks

Laisser un commentaire

Votre e-mail ne sera jamais publié ni communiqué. Les champs obligatoires sont indiqués par *

*
*

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>