Ce monde va de plus en plus vite. Qui aurait su, ne serait-ce qu’il y a un an, ce qu’est un « AAA » ou aurait eu conscience de la terrible mission des agences de notation ?
Mais aujourd’hui, ces concepts mystérieux ont fait leur entrée dans les chaumières et pire, dans l’esprit de Monsieur Tout le Monde, tourmenté par la crise de l‘Euro, cette dernière portant la guerre économique au coin de la rue.
Il y a peu de temps encore, seuls les observateurs experts de la finance mondiale, banquiers, hauts fonctionnaires ou encore journalistes économiques déchiffraient des termes plus ou moins obscurs comme « mise sous surveillance avec implication » ou « perspective négative », « dégradation de AAA en AA+ « jusqu’à « D » comme …. « Défaut de paiement ».
Une sorte de catalogue de vocabulaire gradué, comme celui des diplomates mais avec moins beaucoup de souplesse… Notons qu’il est encore plus proche de celui de nos conseillers bancaires qui nous traitent sans pitié en fonction de nos revenus et patrimoine consignés dans leurs carnets secrets.
Donc, au gré d’une subtile stratégie de communication, qui semble plus tenir de la campagne d’intimidation que de l’information rationnelle, l’homme de la rue s’inquiète, s’angoisse. Que ferons nous sans Triple A?
GAZ
Interrogation dont l’importance enfle à vue d’œil et dépasse la simple fierté nationale de posséder la note la plus solide, la plus prestigieuse : le fabuleux AAA, véritable CDI de la dette.
Notre dette réputée abyssale, nos caisses « vides » depuis les premières déclarations alarmistes de Fillon en 2008 pourront-elles trouver un financement acceptable sans ce Sesame attribué par cette secte étrange qui regroupe les Moody’s, Standard & Poor’s et autre Fitch ?
Cette atmosphère anxiogène est-elle issue d’une analyse aussi scientifique qu’indiscutable ? De fait si les « primary analysts », les recteurs de conscience qui surveillent la santé de débiteurs des pays ou des entreprises, manipulent des formules aussi claires que celles qui permettent de fixer l’évolution du prix du gaz, ils introduisent également des critères de plus en plus subjectifs voire…politiques.
C’est sans doute une opportunités pour les gouvernants adeptes des plans de rigueur. L’annonce, mardi 6 décembre, par Standard & Poor’s que les ténors européens comme la France ou l’Allemagne pourraient perdre sous 90 jours leur Triple A peut faciliter certaines tâches.
Par exemple, bien que François Baroin réfute catégoriquement l’approche d’un troisième plan d’austérité (en moins de quatre mois…) il se pourrait que la Sarkozye saute sur l’occasion pour légitimer un autre tour de vis…
Sans rire, Angela Merkel, devant le péril imminent, hurle au complot outre-Atlantique pour affaiblir l’Europe. C’est dire…
Européens, vous cherchez une idée cadeau pour Noël : Offrez un « Triple A » !
Ce monde va de plus en plus vite. Qui aurait su, ne serait-ce qu’il y a un an, ce qu’est un « AAA » ou aurait eu conscience de la terrible mission des agences de notation ?
Mais aujourd’hui, ces concepts mystérieux ont fait leur entrée dans les chaumières et pire, dans l’esprit de Monsieur Tout le Monde, tourmenté par la crise de l‘Euro, cette dernière portant la guerre économique au coin de la rue.
Il y a peu de temps encore, seuls les observateurs experts de la finance mondiale, banquiers, hauts fonctionnaires ou encore journalistes économiques déchiffraient des termes plus ou moins obscurs comme « mise sous surveillance avec implication » ou « perspective négative », « dégradation de AAA en AA+ « jusqu’à « D » comme …. « Défaut de paiement ».
Une sorte de catalogue de vocabulaire gradué, comme celui des diplomates mais avec moins beaucoup de souplesse… Notons qu’il est encore plus proche de celui de nos conseillers bancaires qui nous traitent sans pitié en fonction de nos revenus et patrimoine consignés dans leurs carnets secrets.
Donc, au gré d’une subtile stratégie de communication, qui semble plus tenir de la campagne d’intimidation que de l’information rationnelle, l’homme de la rue s’inquiète, s’angoisse. Que ferons nous sans Triple A?
GAZ
Interrogation dont l’importance enfle à vue d’œil et dépasse la simple fierté nationale de posséder la note la plus solide, la plus prestigieuse : le fabuleux AAA, véritable CDI de la dette.
Notre dette réputée abyssale, nos caisses « vides » depuis les premières déclarations alarmistes de Fillon en 2008 pourront-elles trouver un financement acceptable sans ce Sesame attribué par cette secte étrange qui regroupe les Moody’s, Standard & Poor’s et autre Fitch ?
Cette atmosphère anxiogène est-elle issue d’une analyse aussi scientifique qu’indiscutable ? De fait si les « primary analysts », les recteurs de conscience qui surveillent la santé de débiteurs des pays ou des entreprises, manipulent des formules aussi claires que celles qui permettent de fixer l’évolution du prix du gaz, ils introduisent également des critères de plus en plus subjectifs voire…politiques.
C’est sans doute une opportunités pour les gouvernants adeptes des plans de rigueur. L’annonce, mardi 6 décembre, par Standard & Poor’s que les ténors européens comme la France ou l’Allemagne pourraient perdre sous 90 jours leur Triple A peut faciliter certaines tâches.
Par exemple, bien que François Baroin réfute catégoriquement l’approche d’un troisième plan d’austérité (en moins de quatre mois…) il se pourrait que la Sarkozye saute sur l’occasion pour légitimer un autre tour de vis…
Sans rire, Angela Merkel, devant le péril imminent, hurle au complot outre-Atlantique pour affaiblir l’Europe. C’est dire…