Les grecs ne voient plus la fin des plans de rigueurs européens. A qui le tour ?

Les déboires que rencontre la Grèce pour trouver une solution à ses problèmes financiers devraient faire réfléchir dans les chaumières. Les sacrifices exigés par la Troïka composée par l’Union européenne, sa Banque centrale et le Fond monétaire international semblent ne pas devoir trouver un quelconque aboutissement.

Bien sûr, sur un strict plan économique et financier l’effort supplémentaire demandé par les autorités de 325 millions d’euros pour débloquer les 130 milliards d’euros permettant à Athènes de commencer à rembourser sa dette (elle doit sortir 14 milliards d’euros en mars) peut trouver toutes les justifications.

La France se plaint-elle de subir deux, et bientôt trois, plans de rigueur en six mois, les grecs ne les comptent plus. Et du côté de l’homme de la rue, les abords de l’Acropole sont devenus un enfer.

La pauvreté touche 20% de la population, le salaire minimum est proposé, sous l’impulsion de l’Europe au dessous de 600 euros brut et on parle pas du régime de retraites (moins 15%…) . On comprend l’irritation qui secoue la patrie de la tragédie.

Du coup la Grèce se retrouve paralysée par les grèves à l’appel des syndicats alors que l’extrême droite saute sur l’occasion pour agiter les clochettes populistes.

RESERVOIRS

La question se pose désormais clairement : Athènes peut-elle, veut-elle rester dans la zone euro ? Bien sûr, le gouvernement grec rejette toute idée de sortie car le bouclage du plan de redressement de la dette partirait alors dans l’instant aux orties.

L’Europe politique et ce qui devrait être normalement son corollaire, l’Europe politique, sont très mal en point. Et si les populations, après avoir répondu oui à des référendums assez obscurs, se mettaient à remettre furieusement en cause les divers bienfaits de la Fédération ? Danger !

Car, a n’en plus douter, l’affection budgétaire de longue durée dont souffre la Grèce est contagieuse. Il est certain que la France, sous les encouragements du grand frère allemand (dont les électeurs ne veulent plus payer pour les autres) va enquiller la rigueur sur l’austérité, où le contraire.

Pourtant, la crise ne touche pas tout le monde. Pendant que le salarié vide sa bourse dans le réservoir de son automobile, la compagnie pétrolière (la plus imposée dans le monde, dixit son président « big Moustache de Margerie) réalise 12 milliards d’euros de bénéfice net.

Total va payer 300 millions d’euros d’impôts sur les sociétés. Pas plus.


Cet article a été publié dans Non classé avec les mots-clefs , , , , , , , , , , . Bookmarker le permalien. Laisser un commentaire ou faire un trackback : URL de trackback.

Laisser un commentaire

Votre e-mail ne sera jamais publié ni communiqué. Les champs obligatoires sont indiqués par *

*
*

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>