C’est au moment où l’Euro connait sa première vraie crise depuis son avènement que le franc pousse son dernier souffle. Désormais le Pascal ne vaut plus que par son souvenir et tant pis pour ceux qui ne sont pas sortis de sous les matelas et des lessiveuses !
Les nationalistes de tous poils auront sans doute gardé les derniers spécimens tandis que les autres se seront précipités dans les dernières succursales de la Banque de France (encore ouvertes…) pour le convertir en monnaie unique.
Une bonne affaire pour Bercy car 550 millions d’euros ne sont pas revenus à la Banque de France. Empochés par l’Etat et hop !
Moins connu que le franc de Napoléon, le premier franc dit « franc à cheval » a été frappé sous Jean le Bon (1319 – 1364). Son nom venait de l’adjectif éponyme qui signifiait…libre. Et oui un homme « franc » était un homme affranchi, au contraire de l’esclave.
Sommes nous esclaves, pour autant de cette monnaie unique ? La réponse varie selon les Etats membres. En ce moment, il est malaisé de poser la question autour de l’Acropole …
ORMUZ
L’Euro, monnaie forte en 2002 et pendant près de 11 ans au point d’affaiblir nos exportations, beaucoup plus chères à acquérir pour les clients de l’Europe, fléchit sur les boulets avec la crise de la dette. Dont grecque.
Pas de bol : il nous faut acheter notre pétrole en dollar, et il faut désormais plus d’euros pour acheter du billet vert. Conséquence : les prix à la pompe, déjà dopés par les bruits qui attribuent à l’Iran de boucher le robinet du détroit d’Ormuz, s’envolent. Mauvais tempo.
Au reste, de nombreux esprits chagrins ont attribué à l’Euro une inflation des prix des produits de grande consommation. Des économistes, assurent qu’il n’en est rien.
Selon l’Insee, en dix ans, les prix n’ont progressé que de 14%. Et votre pouvoir d’achat ?

