Pour se lancer dans la course, le président bientôt sorti ne sait plus où donner de la tête pour imprimer dans l’esprit français qu’il porte une force de proposition « raisonnable » comme l’emploi du même nom.
Les magnifiques et alléchantes propositions constructives proférées par le locataire, en fin de bail, de l’Elysée apparaissent clairement comme des ficelles tressées à la hâte pour attacher une orientation politique à ceux qu’elle devrait favoriser.
Ca phosphore dur chez les conseillers et marquis de l’Elysée pour trouver de quoi enquiquiner le rival à grande distance. Et l’on trouve des chouettes sujets de référendum pour demain qui prouvent par neuf que le « peuple » qui en bave et se lève tôt est au cœur de l’âme sarkozyenne contre les « élites » de Saint Germain des Prés.
L’électeur s’était déjà étranglé de rire en apprenant qu’il pourrait être consulté sur l’obligation des chômeurs d’accepter un emploi « raisonnable » ou sur la gestion de l’immigration.
En effet, au-delà de l’effet de manche, on ne peut soumettre à référendum qu’un texte de loi…
La réforme de la «prime » à l’emploi, déballée mercredi 22 février sur France 2, revêt également tous les aspects de la carambouille.
CHAPEAU !
Il fallait voir la tête de ce pauvre David Pujadas essayant de comprendre, pour pouvoir vulgariser, la pensée du Leader Minimo. Ce dernier a d’ailleurs du s’y reprendre à plusieurs reprises pour expliquer une manip’ qui est néanmoins restée nébuleuse.
Bref, la prime à l’emploi ne marche pas et il faut la passer à la trappe pour transférer sa manne sur les salariés les plus pauvres qui gagneront du coup « plus de 1.000 euros par an ». Même pas sûr ! Car le Parti Socialiste a fait marcher sa calculette et, selon lui, la bidouille devrait rapporter un gain de quelques euros par mois au plus bas salaires…
Mais l’Etat économise au final la mise en œuvre de la dite prime. Ce qui fait dire aux patrons qu’il aurait été mieux d’y penser plus tôt… On est toujours trahi que par les siens !
Par ailleurs, finis les retraites chapeau, les parachutes dorés ! Et puis, surtout, les salaires des grands patrons seront approuvés non plus par les conseils d’administrations « amis » mais par l’Assemblée générale des actionnaires. Sarko l’a décidé !
Le hic, c’est que c’est strictement kif kif, puisque tant à l’AG qu’au conseil d’administration se sont les mêmes actionnaires qui ont la majorité des voix. Mais cela fait toujours bien à sortir devant les caméras, la main sur le cœur…


Un trackback
[...] la campagne présidentielle n’a-t-elle commencé plus tôt ! Vous avez un petit plan social, une petite fermeture d’usine ? Votre président est là pour vous sauver ! Mieux vaut tard [...]