Dimanche 18 mars, Jean-Luc Mélenchon n’en revenait pas. La France de gauche est venue pour entendre le premier discours de campagne digne de ce nom. Et elle est venue nombreuse. Bien plus que pour les candidats dits traditionnels. La place était rouge comme en 1789 et pendant la Commune. Grandiloquent ? Non, historique.
La police ne comptant pas les foules des meetings politiques, il n’y aura pas de batailles de chiffres « selon la police, selon les organisateurs.. ». Peu importe, il y avait à l’évidence plus de 100.000 personnes massées à la Bastille comme en mai 1981. Mais en mieux.
Il est désormais admis que le Front de Gauche, porté par son tribun est la grande surprise de la campagne 2012. L’homme et son parti ne font que monter dans les sondages avec un pourcentage d’intentions de vote largement stabilisé à deux chiffres.
La grimpette n’est sans doute pas finie. Ceux qui ont fait le déplacement entre Nation et Bastille en ont entendu les raisons.
Le candidat de gauche casse la frilosité irritante des « ténors ». Quand elle ne laisse pas la place à un « tapis de bombes » de promesses si peu crédibles qu’elles font rire. Dans le meilleur des cas.
Mélenchon, stentor au charisme surprenant, capitalise – bien que le terme soit ici impropre – la motivation du mouvement contre la réforme des retraites, dont l’importance a pourtant laissé de marbre le gouvernement inflexible dans le maintien de son « cap ».
Il y a fort à parier que les millions de personnes descendues dans les rues sans aucun résultat à l’époque se fassent désormais entendre. Clairement.
EXTREME URGENCE
Et en tout premier lieu par le socialiste favori des sondages. Mélenchon le clame : instrumentalisez-moi ! Ce faisant, la présidentielle mettra la barre à gauche toute. A preuve, même le président sortant reprend sans honte et dans l’extrême urgence des thèmes du programme « révolutionnaire » de Mélenchon. Suivi par François Hollande.
En cela, la présence du Front de Gauche possède un intérêt à court, moyen et long terme.
Court : il impulse, on le voit, la tendance de la campagne. Mélenchon n’est pas tenu aux demi-mesures soit disant « raisonnables » et affole la fourmilière politique.
Le Front de Gauche étant adossé à l’encore significatif maillage local du Parti communiste, après un score que l’on n’ose imaginer au premier tour, il pourrait réunir suffisamment d’élus aux législatives à suivre pour disposer d’un groupe parlementaire.
Et sur le quinquennat, le Front de Gauche sera un caillou dans la chaussure gouvernementale, en position de rappeler sans relâche l’exécutif à l’ordre républicain. Ce qui est providentiel en plus d’apporter dans l’immédiat ce qui manque le plus au débat politique : l’espoir.
C’est pourquoi detoxinfo.fr appelle sans réserve à voter Jean-Luc Mélenchon au premier tour. Ce qu’il n’aurait jamais cru faire.


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[...] Contact « Mélenchon : La Nation était à la Bastille. Et a réveillé son génie ! [...]
[...] idées, cette campagne est celle des manipulations. On peut d’étonner du soutien de l’UMP à…Jean-Luc Mélenchon. De fait, l’actuelle majorité cherche désespérément à diviser l’opposition pour aborder [...]
[...] par les partis l’est par défaut. Pas de personnalité providentielle. Seul le charisme de Mélenchon s’impose, mais fait [...]
[...] pourraient obtenir de 305 à 353 places au Palais Bourbon, l’UMP de 227 à 266, le Front de Gauche de 14 à 20, les Verts de 8 à 11, le Modem de 0 à 3 et le FN de 0 à [...]
[...] récolte entre 212, le Front National entre 2 et 4, les Verts 20, le Modem 2 sièges et le Front de Gauche 13 [...]
[...] 210 (contre 320 !) fauteuils, le Front National deux, les Verts 19, le Modem 2 sièges et le Front de Gauche 13 [...]