A défaut d’être celle des idées, cette campagne est celle des manipulations. On peut d’étonner du soutien de l’UMP à…Jean-Luc Mélenchon. De fait, l’actuelle majorité cherche désespérément à diviser l’opposition pour aborder mieux un second tour fatal.
Après avoir repris à son compte les propositions du Front de Gauche sur les exilés fiscaux, sans vergogne, le président-candidat ne tarit pas d’éloge sur le « talent » et le « tempérament » de l’ex socialiste.
Avec un calcul un peu primaire. Sur l’air des « ennemis de mes ennemis sont mes amis ». En un mot plus Mélenchon sera fort au premier tour, plus Hollande sera affaibli. Et les français, particulièrement les électeurs de Bayrou, effrayés par ce bolchévique se repliera invariablement sur Sarko au second.
Martingale implacable sur le papier. Stratégie : entre les deux tours, changer de discours, diaboliser Mélenchon et proposer une nouvelle fois à Bayrou les clés de Matignon.
Peu importe ce que sera le final, le tout est de le faire croire aux électeurs centristes…
SOUS-VETEMENTS
Et hop, tout roule et Sarko est parti pour un deuxième mandat, plus humble, la main sur le cœur et l’autre tenant un lance roquette pour détruire ce qu’il reste de tissu social en France.
Sauf que, ni d’un côté, ni de l’autre de l’échiquier personne n’est détenteur de ses voix. La seule chose qui surnage à ce jour et dont on peut être sûr : c’est le formidable désamour qu’a suscité le quinquennat Sarkozy et la déception du « travailler plus pour gagner plus ».
Le pouvoir d’achat se délabre et si la consommation est un peu repartie en mars, le phénomène est du aux dépenses énergétiques pour faire face à la vague de froid et aux achats de sous-vêtements chauds… Significatif !
Le reste des indicateurs, malgré les effets de manche sur la réduction des déficits grâce aux efforts de français, demeure résolument dans le rouge.
En mettant de côté les rêves de report du vote centriste, la réalité électorale sarkozyste est assez cruelle : il s’agit d’une tragique absence de réserve de voix pour le second tour.


Un trackback
[...] Lors du grand débat télévisé, Nicolas Sarkozy s’est trouvé dans un entrelacs de positions paradoxales. Parler en chef d’Etat mais éviter de s’appesantir sur la dure réalité de ses résultats. Parler à Marine Le Pen sans couper la communication avec Bayrou. [...]