Au terme d’un premier tour caractérisé par une nouvelle percée du Front national, François Hollande s’achemine, bon an mal an, vers une prise de l’Elysée et des ennuis insondables.
Certes, la déception connue par le Front de Gauche, provenant du fait que beaucoup ont été convaincus par le vote utile prôné par la rue de Solférino, va rendre un peu plus long le chemin vers le 6 mai.
Comme anticipé par detoxinfo.fr, le Front national, assis sur ses 20%, va également s’imposer comme arbitre des élégances.
Stratégiquement, le vote frontiste aura bénéfice à s’opposer candidat UMP, sachant que sous la gauche, le parti populiste incarnera une force d’opposition de premier plan. Moins évident avec un Sarko en deuxième semaine.
Une fois le trouble de la prise de fonction passée dans les premiers jours du joli mois de mai, l’élu de l’alternance va devoir apprendre toutes les ficelles en accéléré car il est très probable que la spéculation et les agences de notation lui en fassent voir de toutes les couleurs.
AVEC LES DENTS
La France et sa dette sont sous « surveillance » auprès de Standard & Poor’s alors que Moody’s menace de retirer son triple A à l’Hexagone. Avec, derrière elles, des spéculateurs le couteau entre les dents.
Les français, qui se sont un peu plus bougés vers les urnes qu’on aurait pu s’y attendre, n’ accorderont peut-être pas à Hollande cet « état de grâce » qui caractérise le débuts des mandats présidentiels.
C’est un mal et un bien.
Un mal les nouvelles équipes, notamment celles de Bercy (ça sent le Sapin), n’auront guère le temps de casser leurs nouveaux habits et devront prouver au plus vite que ces derniers font le moine. En cellule de crise. Car celle-ci ne connaîtra pas de répit.
Les solutions proposées par les socialistes visent aux mêmes objectifs d’équilibre budgétaire que la droite mais en favorisant l’impôt plus que la réduction des effectifs des serviteurs de l’Etat.
Un bien car le futur gouvernement va devoir parler et faire « vrai ». Donc sortir des recettes traditionnelles et comprendre qu’il est difficile de décréter la croissance comme d’aller la « chercher avec les dents ».


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