Gouvernement Ayrault 1 : 34 maroquins « surprises » sans Aubry

La première équipe de Jean-Marc Ayrault a accouché. Dans le suspens et un peu aussi dans la douleur. Si, dans sa composition complète elle durera un tout petit peu plus que durent les roses, jusqu’au second tour des législatives, elle pose l’ossature générale. Sans Martine Aubry.

Sur les 34 ministres sortis du chapeau, certains ont des missions croquignolettes. Le « redressement productif » par exemple, échu à Arnaud Montebourg. Du pain sur la planche, assurément, de quoi aiguiser le bouillant personnage et, peut-être, le cadrer.

Le moins qu’on puisse dire est que la Gauche dit les choses avec passion.

Historique, le ministère des sports, de la jeunesse, de l’Education populaire et de la vie associative remis entre les mains de Valérie Fourneyron. On se croirait adoubé par Léo Lagrange.

Les choix ont réservé des surprises. On savait depuis le début de la semaine que Martine Aubry ne serait pas aux affaires car pour elle, c’était Matignon ou rien. Donc c’est rien.

Christiane Taubira, que Sarko avait essayé, en son temps, de débaucher, devient Garde des Sceaux. Pierre Moscovici prend Bercy que l’on avait cru réservé à Michel Sapin tandis que ce dernier devient ministre du Travail.

Au rang des surprises, également, Benoit Hamon est chargé de l’économie sociale et solidaire. Un copain de Marine Aubry, tout comme Marylise Lebranchu maîtresse de la Réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la fonction  publique.

TOUSSER

Laurent Fabius, qui avait bataillé pour le « non » au référendum constitutionnel de 2005 entre au quai d’Orsay. Ce qui va faire tousser un peu à l’international.

Cécile Duflot, qu’on attendait logiquement à l’Environnement récupère l’égalité des territoires et du logement. Tandis que la sénatrice Nicole Bricq prend l’Ecologie.

Des gadgets issus de la Sarkozye n’ont pas disparus comme les « Français de l’étranger » qui seront couvés par Yamina Benguigui.

Au total, une parité parfaite avec 17 femmes (dont 11 issue de la « diversité ») et le même nombre d’hommes.

Le moins qu’on puisse dire est que la composition de ce premier gouvernement aura été très sportive et incertaine jusque dans les derniers instants.

Equilibrer politiquement, géographiquement (pour que les régions aient toutes à peu près leurs ministres) est loin d’être chose simple. A fortiori au Parti Socialiste.


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