L‘Euro tremble. La crise de la dette jette la suspicion voire la haine sur ceux des 17 membres accusés, non seulement d’être à l’origine du trouble par leur comportement follement dispendieux, mais aussi de tendre la sébile en persévérant dans cette voie.
Le contribuable européen riche, allemand et, dans une moindre mesure (et pour combien de temps encore?) français, hurle à la gabegie et demande un contrôle supra national pour stopper l’hémorragie et sauver la monnaie. Soit. Mais serait-il prêt à accepter, pour lui-même, une rigueur dans l’observation de son train, voire de son mode de vie ?
L’homme de la rue, ou des beaux quartiers, estime invariablement qu’il endosse de force le costume de la vache à lait. Au bénéfice de l’Autre, ce parasite universel. Que ce soit l’immigré, l’improductif, le malade, le vieux, le jeune. Le Grec.
Le « constat » s’est effectué de tout temps au plan national et, maintenant au plan européen. Et celui qui pense être irréprochable est, bien sûr, celui qui proteste le plus fort.
INCORRUPTIBLES
Ce dernier dit vouloir s’opposer fermement à toute largesse supplémentaire. A celle, surtout, qu’il n’a pas décidé. A un autre stade de réflexion, est prôné un contrôle strict de l’utilisation des ressources budgétaires, nationales ou plus vastes.
Imparable, quoi que visiblement difficile à mettre en oeuvre – sinon cela aurait déjà été fait – ce procédé viserait à mettre de l’ordre dans les dépenses des Etats, des collectivités territoriales. Ces dernières étant, on le sait, promptes à jeter l’argent par les fenêtres aux dépens du contribuable.
Et de fustiger sans discernement tant les répréhensibles voyages de tel ou tel ministre en jet que le creusement du trou de la Sécu (par l’Autre). Ce qui, bien entendu, n’est pas à mettre dans le même panier.
De l’assujetti à l’impôt sur le revenu à celui sur l’ISF, le contribuable voudrait dans l’idéal, choisir tout d’abord ce pourquoi il va payer. Tout seul et comme un grand. Ouille la démocratie ! Le Parlement n’aurait plus qu’à compter les points…
Ensuite, le cochon de payant tomberait en pâmoison si le gaspillage de sa Bourse était stoppé net grâce à l’intervention d’une armée de gendarmes des finances publiques.
Mais que serait sa réaction, si les mêmes étendaient avec zèle leurs incorruptibles investigations à son propre façon de vivre. A commencer par ses propres petits arrangements avec la bienséance fiscale ?


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[...] mois, les années de crise passent et le monde du travail ne cesse de pleurer ses membres qui ont choisi de mettre fin à [...]