Dans une atmosphère toujours à l’abstention le socialisme français obtient la majorité absolue au Parlement tandis que le Front national, sans Marine, y glisse deux députés.
Le gouvernement Ayrault 1 ne devrait pas connaître de changement puisque tous ses membres, y compris Marie-Arlette Carlotti dans les Bouches-du-Rhône passent l’épreuve de l’urne.
Côté Rassemblement Bleu Marine, l’avocat Gilbert Collard dans le Gard et Marion Maréchal (Nous voilà) Le Pen dans le Vaucluse vont récupérer la mallette des jeunes députés.
En revanche, Marine après avoir redemandé le comptage de voix à Hénin-Beaumont où elle accuse plus d’une centaine de voix de retard sur le socialiste Philippe Kemel, baisse les armes et attendra les municipales.
CEINTURE ROUGE
François Bayrou passe la main dans le Béarn de même que Ségolène Royal à la Rochelle. Elle crie à la trahison politique et à l’utilisation malhonnête de l’étiquette de gauche par son rival Olivier Falorni.
Claude Guéant, ex ministre de l’intérieur de Sarko dit au revoir au Palais Bourbon. Nadine Morano à Toul et Michèle Alliot-Marie à Saint-Jean de Luez itou.
Il est clair que la politique de flirt avec le Front National n’a pas payé pour les candidats UMP.
Le Parti Socialiste et ses alliés bénéficient au soir du second tour des élections législatives de la majorité absolue au Parlement, étant crédités de 316 sièges selon les estimations des instituts de sondages affinées à 23H00.
Le taux d’abstention, lui aussi, atteint un score impressionnant : plus de 44% contre 43 % lors du premier tour du scrutin.
L’UMP récolte 210 (contre 320 !) fauteuils, le Front National deux, les Verts 19, le Modem 2 sièges et le Front de Gauche 13 élus.
Pour le compte de cette dernière formation politique, en Ile-de-France, Jacqueline Fraysse a été réélue haut la main à Nanterre-Suresnes avec 59,14% des suffrages. Avec Marie-George Buffet, elle est une des très rares survivantes de la « ceinture rouge ». Patrick Braouezec, à Saint-Denis, laisse sa place à son adversaire socialiste.


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