L‘Allemand, de gauche ou de droite, n’est pas prêteur et c’est là son moindre défaut.
Le nouveau couple franco-allemand, réuni à Bruxelles autour de la famille européenne, sourit devant l’objectif. Mais Angela Merkel, désormais en campagne, doit rassurer l’électeur par sa fermeté budgétaire tandis que François Hollande ne doit pas trop décevoir ceux qui l’ont porté, il y a si peu, à l’Elysée.
Le Merkollande n’est donc pas pour demain.
Notre Moi président, conscient comme pas deux des problèmes inextricables dans lesquels se débat une pauvre et peu homogène Europe, se dit pour une « intégration » (politique) des Etats mais dans la « solidarité ».
Au moment où la liste des pays tendant la sébile s’allonge avec l’entrée de Chypre dans la danse du buffet et où l’Espagne dit ne plus pouvoir financer sa dette aux taux qui lui sont proposés (près de 7%), François Hollande s’attache à son pacte de croissance comme une bernique.
De son côté, la chancelière allemande campe sur son « nein » aux eurobonds et au refinancement direct des dettes européennes par la Banque centrale.
Elle s’est fendue d’une déclaration de matamore, affirmant qu’il n’y aurait pas d’euro-obligations « aussi longtemps (qu’elle) vivrai (t) ». Elle a marqué un point car son homologue français a reconnu diplomatiquement que cette mutualisation ne verrait pas le jour avant de nombreuses années.
BIG BANG
Reste qu’il faut trouver des solutions pour éviter le pire. Le cercle de famille réduit vendredi aux 17 membres de la seule zone euro doivent se creuser la tête pour éviter l’implosion de la monnaie unique.
Certes, l’ouverture d’une enveloppe de 130 milliards d’euros a été décidée pour doper la croissance. Mais l’histoire récente prouve que ce type de pansement, temporaire, est nécessaire mais pas suffisant.
Une réforme des mentalités est avancée timidement afin d’apporter une réponse à long terme et structurelle à la banqueroute communautaire.
Le hic est que l’opinion n’est guère prête pour abandonner ne serait ce qu’une part de la souveraineté politique en contrepartie d’une gestion budgétaire européenne.
C’est l’éternel problème de l’Europe politique, cruel en ces temps de faillite de la balbutiante Europe économique.
Le constat est angoissant : aucune solution à court terme ne pointe son nez.
Personne, tant dans les dirigeants que dans la population n’est d’accord pour un big bang fédéral qui exigerait de trop nombreuses concessions de la part des « riches » et des « pauvres ».


Un trackback
[...] épatante équipe vont-ils parvenir à redorer le blason français ? A sortir l’Hexagone de la crise et le dévier de sa course [...]