Un peu d’histoire ne fait jamais de mal.
-
Chroniques fraîches
- Vincent Peillon : Jean-Marc Ayrault lui refait son éducation !
- Images vraies de Hollande. Un président élu. Fixé par Marc Chaumeil
- Avant un déluge de problèmes, Hollande arrive à l’Elysée sans commettre … d’imper !
- Gouvernement Ayrault 1 : 34 maroquins « surprises » sans Aubry
- Hollande et Ayrault : Les « mous » face aux durs de Berlin
Commentaires
- Lisandro dans Roms : Paris use l’Europe que s’il ne s’en sert (surtout) pas
- Ztune dans 2012 : Petits meurtres entre « amis » au Parti socialiste. C’est Primaire!
- 7ailleurs dans L’UMP voit Hollande comme le grand Léchant Mou
- kalou dans Oussama Ben Laden rejoint ses vierges sans piper mot. Dommage !
- Cath dans Oussama Ben Laden rejoint ses vierges sans piper mot. Dommage !
Contributions
Les médias parlent de nous
-
Images



Archives
- mai 2012
- avril 2012
- mars 2012
- février 2012
- janvier 2012
- décembre 2011
- novembre 2011
- octobre 2011
- septembre 2011
- août 2011
- juillet 2011
- juin 2011
- mai 2011
- avril 2011
- mars 2011
- février 2011
- janvier 2011
- décembre 2010
- novembre 2010
- octobre 2010
- septembre 2010
- août 2010
- novembre 2008
- septembre 2008
- juillet 2008
- mai 2008
- avril 2008





Borloo, prêt à déménager ses « Grenelles » à Matignon
Au moment où vous lisez ces lignes, il est en plein boum. Très occupé à préparer son paquetage pour camper en première ligne d’ un gouvernement épatant, remanié à souhait, pesé au trébuchet.
A tel point que, dans cette ambiance conviviale renouvelée, il va falloir songer à agrandir le bureau du Leader Minimo. Car ce n’est plus un « G7 » ce groupe de ministres plus chouchous les uns que les autres qu’il va falloir accueillir à l‘Elysée, mais l’exécutif en entier. Prévoir donc des strapontins …
Autant supprimer les locaux du Premier ministre en l’autel de Matignon, direz-vous ! L’avenir nous l’apprendra …
Le Borloo a toutes les qualités requises à ce stade impayable du règne Sarkozyste. Il incarne la France d’en bas, tout en regardant la ligne bleue et altière de la banquise UMPiste, à sauvegarder d’urgence de la fonte des neiges électorales qui a cruellement débuté.
D’aspect échevelé, mais pas livide au milieu des tempêtes (chères à Victor Hugo) sociales car il aime les produits du terroir, ce qui est un bon point, l’homme se situe entre le Bourgeois Bohème et le flâneur des centres Emmaüs.
Pas de quoi faire de bobos à quiconque sans avoir besoin de l’envoyer pantoufler au FMI, comme d’aucun (prononcez DSK), plus dangereux pour l’avenir. De même que Fillon, dont la mèche impeccable séduit plus les Français que les tocs présidentiels. Loin de l’Hyper Agité, le Ténébreux de la Sarthe va pouvoir peaufiner sa campagne …
Le principal défaut de Borloo est qu’il est (parfois) trop honnête. Grâce à notre Loulou, l’opposition s’est récupérée, dans un mouchoir, une grosse quarantaine de sièges à l’Assemblée. Il n’avait pas pu mentir, souvenons-nous, entre la présidentielle de 2007 et les législatives qui ont suivi, sur la TVA sociale.
RATISSER LARGE
C’était pourtant un brillant projet du candidat Nicolas 1er et de sa « Dream Team » pour faire rentrer des sous dans les caisses, en farfouillant fébrilement dans la poche du salarié. Borloo avait répondu à Fabius, grand interviouveur inattendu sur France 2, que, un, cette insignifiante disposition était bel et bien prévue, et que, deux, elle allait amputer sans pitié le pouvoir d’achat. Ce qui était certes une évidence, mais elle a frappé les esprits endormis par le serpent réformiste …
Bref, le Loulou, c’est l’homme de la franchise d’ouverture. Et de la situation qui impose, une fois encore, de ratisser large. Enfin de ratisser ce qu’il reste.
Président du Parti Radical et vice-président de l’UMP (en réserve, prêt à dégainer), il a empoché d’un ministère (d’Etat) à rallonge à la suite du départ du « meilleur d’entre eux », Juppé, grande carrure chiraquienne mais pas réélu à Bordeaux en tant que député. Fatal.
Borloo est ministre, on retient son souffle, de l’Ecologie, de l’Energie (il lui en faudra), du développement durable (au moins d’ici 2012) et de la Mer (des Sargasses). C’est à lui qu’on doit l’orchestration des « Grenelles », moratoires par-ci et par-là, pour tout et pour rien.
On va donc pouvoir rajouter, à ce prestigieux CV, le maroquin des couleuvres (à avaler). A moins qu’il n’ait réussi à négocier des accords en sous-main, mais Fillon l’avait fait aussi, sans grand résultat. L’Hyper Impatient sait user (toutes) les patiences.
N’ayez pas de regrets, Chatel, Baroin et autres Wauquiez, un temps pressentis pour jouer le rôle de vrai-faux fusible ! Même si la place de « chef » de gouvernement semble peinarde en surface, façon troisième République-inauguration de chrysanthèmes, il faut les nerfs solides en profondeur. Et ce n’est pas donné au premier venu. Ni au premier (P) parti.