Hollande est un reptilien!

Disons tout d’abord que passer d’un discours de Mélenchon à un discours de Hollande est une épreuve psychologique, culturelle et politique que l’on ne peut comparer qu’à un choc thermique majeur. Du genre quitter les Caraïbes pour gambader sur le permafrost. De Bora-Bora à Vladivostok, bonjour les dégâts! C’est passer de Mozart à Garou, de Montaigne à Montagné, de Spinoza à Nabila. Après les nuits St George, le Kiravi, après un cinq étoiles, une lampe de poche.
Il y a des créatures qui progressent avec le temps. Lui, il régresse. Qui l’a entraîné pour cet oral ? A mon avis, personne ou alors c’est un ennemi du Parti solférinien qui , introduit auprès de lui comme une taupe, a pour but de le déconsidérer à chaque mot.
Ou alors, comme Mélenchon (sniff….) il n’écoute les conseils de personne, mais ça ne donne pas les mêmes résultats.
Certes Hollande ne traite personne de salopard car son vocabulaire limité n’arrive pas à la lettre S, depuis que « socialiste » a été effacé de son cerveau . Il n’a que quelques mots à sa disposition, appris sur les bancs de l’école privée de Bruxelles : « Moi », « je » « austérité », « dette », « rembourser », « rigueur ». Auquel s’est récemment ajouté l’exotique « Mali ». Ce qui lui a permis un développement qui en fait notre nouvel Homère : « Oui, les soldats se sont bien battus ! Ils allaient à pied ! Par quarante degrés ! Et ils ont pris des terroristes ! Même le chef ! » Non, la succession de Jules Verne n’est pas assurée !
Ce qui frappe chez ce malheureux c’est son inaptitude à improviser ( Mélenchon ! Snifff !), et même à parler correctement sa langue natale, si tant est que ce soit sa langue natale…
En effet qu’avons-nous appris d’essentiel au cours de ce papotage avec Pujadas ?
« J’ai le cuir solide… »…
(Est-ce de la pub pour les bagages Louis Vuitton ?)
« Le sang froid… »

EMBARRAS GASTRIQUES

Qu’il se rassure, personne n’a jamais pensé qu’il puisse avoir le sang chaud et si Dieu vomit des tièdes (comme le rappelait Mélenchon .. snifff !), Hollande fait partie de ses embarras gastriques !
Le sang froid…Mais n’est-ce pas la caractéristique des serpents ? Donc il nous avoue tout de go qu’il est un serpent comme le Grima du seigneur des anneaux !????
Et soudain, tilt ! Tout le monde connaît ma nature «conspirationniste », (j’ai le culot de penser que Kim Shilby le directeur de l’IS en était un agent du KGB, ahahahaha ! mais quelle imagination !) , je repense donc à ces fameux reptiliens dont on nous dit que ce sont des extra-terrestres qui ont envahi les sphères du pourvoir ! Miss Clinton en est et tous les J…de la F…I… (Oui, je prends des cours de morse. Pour étudier des reptiliens , ça peut servir.)
Donc, résumons-nous, Hollande n’est plus socialiste. Ca on s’en était aperçu, il est le président de tous les Français surtout des Français du Medef, mais il est surtout un reptilien à sang froid qui a été conçu dans une ampoule du meilleur des mondes !
Il faut agir !!!
Certains le font déjà, en particulier deux groupes virulents, ceux qui sont contre le mariage pour tous et ceux qui sont contre le mariage avec Merkel. Des deux côtés, ça chauffe !
Ceci dit, la politique de Hollande se divise en deux combats : d’une part les bricoles, d’autre part les points fondamentaux de la Reptilian Company : après avoir fait passer le TSCG, faire passer l’ANI, là il est intraitable, ce sera tellement bien, pour les reptiliens.
Bon. Révolution !
Pierre Laurent dont on nous dit qu’il avait critiqué Mélenchon pour son parler Tarentinien, fait une déclaration de guerre ce matin au PS ! Il y a même des PS qui, craignant de voir leur carrière politique mise entre parenthèse, commencent à s’agiter.

Ceci dit, toute ma pensée va vers Mélenchon : pauvre homme… Trop cultivé, trop intelligent, trop clairvoyant pour faire de la politique.
Qu’il regarde un peu Sarko et Hollo pour comprendre son malheur et le nôtre.
Sniff !


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Mélenchon sert une leçon d’écolosocialisme à Bordeaux

Lorsque Mélenchon prend la parole, dimanche 24 mars à Bordeaux, prononçant le discours de clôture du troisième congrès du Parti de Gauche, deux évènements récents retiennent l’attention. D’une part, l’affaire de Chypre, ce hold-up de la finance internationale qui joue les Rapetout sans état d’âme, comme si tout s’accélérait, comme s’il fallait vite faire les poches de l’Europe avant que l’Europe ne devienne un champ de guerre civile, tant la conscience d’une dictature habite de plus en plus les esprits et, enfin, l’accusation d’antisémitisme, portée par Harlem Désir à l’encontre de Mélenchon. Celui-ci aurait en effet déclaré à des journalistes, selon une dépêche AFP, que Moscovici, pour avoir participé au conseil qui mettait Chypre à genoux, ne pensait plus « francais mais finance internationale. » Or qui dit « finance internationale » dit juif. Donc est antisémite. C’est l’équation.
Que s’est-il passé lors de ce congrès du Parti de Gauche ?
Les medias s’en fichent.
Qu’en est-il de l’écosocialisme, seule porte de sortie de notre planète ? Ce sera dans une autre vie. Là, ils veulent la curée, du sang et non pas des réflexions sur l’avenir puisque, pour les medias libéraux, le seul avenir est, sans le dire, de mettre les peuples d’Europe à genoux. Pas très romantique.
En fait, puisque le PS à franchi allègrement le point Godwin, je m’autorise de cet illustre exemple pour dire que la ruse nazie qui consistait à dire aux Juifs qu’on allait leur préparer une vie pépère et sympa, s’ils voulaient bien monter, à coups de crosse, dans les jolis trains affrétés gratuitement, ressemble un peu à ce qui se passe actuellement quand on dit aux peuples qu’ils veuillent bien monter dans les trains de l’austérité, à coups de matraque, pour retrouver le chemin du bonheur. Mais au bout du chemin, suicide-toi toi-même. Nous vivons une époque où les économies de moyens sont devenues la seule morale. Non, il n y a pas de camps de concentration pour nous. Ca couterait trop cher en énergie et en gardiennage. Un peu de désespoir, un hiver un peu rude et le tour est joué.
Le vendredi, s’adressant en interne aux congressistes, Mélenchon les avait avertis: le PG et lui-même allaient être sous les feux croisés de la presse. Il faudrait faire attention au moindre mot.
C’est dans cet état d’esprit qu’il commence son discours. Face à lui, assis à leur table, tous les militants, quand entre la foule des Bordelais invités, portant des drapeaux, des œillets à la main, sur l’air de la révolution portugaise contre Salazar.
Les émotions commencent.
Cette foule qui se joint à nous, inattendue à ce moment-là, qui va se presser entre les tables, forçant tout le monde à se lever, cette union de tous, oui, sera un des moments forts de ce congrès avec aussi l’accueil enthousiaste fait aux délégations des trente-cinq pays représentés.
Je veux m’adresser ici à tous les amis qui sont souverainistes et raisonnent en mettant au-dessus de tout la Patrie, la France. C’est une proposition irréfutable car il n’y a pas de création sans particularité de l’Histoire, sans prédominance de la langue qui permet la création et non pas un boulgui-boulga globish. L’Islamisme est peut-être un danger mais que dire de l’américanisation des mœurs, des modes de vie, de l’explosion des distances, de la langue, puisque Fioraso veut autoriser à l’étranger les examens des établissements français en anglais !
L’universalité du FDG est la seconde étape. Indispensable. Il n’y aura pas de renaissance de l’Europe sans l’Europe des peuples. Venez les entendre, venez sentir cette fraternité qui est une force! Unissons-nous si nous voulons vaincre car tous sont des malheureux comme nous et vous ne savez pas le quart de la moitié de leurs révoltes, de leurs vagues successives lancées à l’assaut de cette Europe qui salit ce nom dont certains veulent se débarrasser. Mais est-ce l’Europe la fautive ? Est-ce l’Europe la maladie ? De la même manière, Mélenchon distinguera clairement entre l’Euro qui est un bien commun et l’Euro-Merkel qui plombe notre commerce et qui n’est valable que pour les retraités allemands.
Mélenchon est favorable à une Europe du Sud.

EURO DES PEUPLES

Il aura cette envolée :
« Nous voulons l’Euro des peuples. Nous voulons une harmonisation fiscale et sociale ! Nous sommes l’Europe du sud. La Méditerranée est un espace sensible autour duquel est née la démocratie. Non, nous ne sommes pas le club Med comme cela a été dit d’une manière arrogante, non, nous ne sommes pas les PIGS comme cela a été dit d’une manière offensante, nous sommes les peuples qui ont été les premiers à inventer l’écriture, la science, la démocratie elle-même et à cela nous ne renoncerons jamais ! »
Que Mélenchon soit un orateur exceptionnel, tout le monde le sait mais son génie est l’union de qualités qui sont liées à l’époque tragique que nous vivons, à sa technique, à son charisme, à son lyrisme, à son acuité, à son humour, à son sens de l’histoire, à la richesse intelligente de sa parole et à son humanité sensible.
« Génie » est un mot désuet. A qui l’appliquer aujourd’hui ? Peut-être seriez-vous en peine de le faire. Peut-être parce que le génie est une couronne que seul le temps accorde et qu’il est difficile de décerner dans une immédiateté dans laquelle nous baignons. Peut-être aussi parce que notre modernité n’a pas ça en magasin. Un génie élève. Et on cherche à nous abaisser. Surtout ne pas nous donner de modèles. Travaille, achète, couche-toi, tais-toi et meurs si ça ne te va pas.
Mais avant d’être un génie, le génie de chacun est sa richesse propre qui est offerte à tous. C’est à titre que je pose ce nom.
Mélenchon a tout d’abord cette chance, ou cette malchance, comme nous, de vivre une époque folle où toute une civilisation semble sur le point de s’effondrer. Si rapidement. Hier encore, nous étions les enfants chéris du progrès. Nous pensions que toutes les maladies allaient être vaincues, que nous ferions nos courses en avion, que les robots nous serviraient. Et soudain, nous nous réveillons à courir sans espoir dans les rues des villes, à élire soit des marchands, soit des bourreaux, craignant de comprendre que nous devrons prendre la hache et le fer pour sauver notre humanité.
Les pires cauchemars du « meilleur des mondes » ou de « 1984 » vont-ils être pour nous ? Nous étions des héritiers, nos enfants seront-ils des esclaves ? Déjà autour de nous huit millions de pauvres !
« Il faut connaître chaque jour le déshonneur qui est, pour un être humain, de voir dormir par terre son semblable son frère et de pas lui tendre la main. Il faut vivre dans cette abjection quotidienne d’un système qui nous rend tous mauvais ! ».
Voilà pourquoi une des premières qualités de l’orateur est cette diction pressante, émue, inquiète, parole qu’il dispense dans une générosité sans limite, ou qu’il soit, quelle que soit la salle, petite ou vaste. Il se donne passionnément parce que la passion de notre temps nous consume et le consume aussi.
Cette passion est soutenue par une technique et des qualités qui sont celles des grands orateurs, ceux qui galvanisent, font frissonner, mettent les larmes aux yeux, tant les sentiments humains apparaissent tout à coup en un monde où l’éducation, la pudeur demandent de les cacher.

HUGO
Mélenchon est impudique. Il est romantique, teinté de ce grand romantisme social qui a produit Hugo, sensible à la beauté du monde, à l’immensité d’une création bien au-dessus d’une création divine, puisque la divinité, chez les croyants, ne se donne tout entière qu’au moment de la mort, quand la divinité universelle est déjà présente en tout. Nous la respirons, nous la vivons au quotidien car chacune de nos secondes est son éternité.
Mélenchon a le goût de ce lyrisme qui, hier, s’exprimait lorsqu’il parlait de ce nouveau satellite qui a réussi à photographier les premiers instants de l’univers, mêlant la fierté de l’intelligence humaine à l’éblouissement de la conscience de nos vies. Nous sommes tellement sans espoir et il nous ouvre la porte des étoiles.
Le romantisme social déborde de cette fierté d’un peuple que certains veulent humilier parce qu’il serait moins instruit, mais qui recèle les trésors de tous les possibles.
J’avais vu Mélenchon à Hénin-Beaumont, clamant la fierté de ce pays minier, si courageux, qui avait porté haut, par ses luttes, notre liberté, et hier, à Bordeaux, c’est le même enthousiasme qu’il insufflait à son public parlant du ciel et de la mer, proposant une ouverture cosmique à cette symphonie d’un nouveau monde qu’il nous invite à créer. Plus encore, qu’il nous indique comme un devoir.
Enthousiasme signifie « Dieu en nous ». Mais l’enthousiasme de Mélenchon est l’amour, l’humain en nous, le courage. Tels sont nos dieux.
Il prépare ses discours, nous dit-il, étant obligé, en tant que porte-parole de neuf partis, d’être l’écho précis de leurs engagements, mais ce serait vouloir le limiter à un corral quand il a le goût de la libre cavalcade pendant que sonnent ces applaudissements qu’il éveille sur un mot, une phrase, une indignation, tant est riche, intelligente, complexe, sa parole.
Je suis frappée, et hier encore plus, par le haut niveau de ses discours. Par leur construction  » en albatros » si je peux me permettre cette métaphore. Car Mélenchon commence simplement, remerciant, évoquant telle ou telle circonstance, tel l’oiseau qui marche sans ayant pris son envol, puis, tout à coup, révélant la puissance et surtout la facilité de ses moyens, nous émerveillant de la hauteur de ses propos, de la lumière qu’il nous force à regarder, nous levant la tête, grâce à lui, et nous enivrant de ces hauteurs qu’il veut nous faire partager.
Car l’ivresse de la parole qu’il nous offre, il la ressent lui-même, il la vit. Et cette parole est une parole de combat, mitraille de consonnes et de voyelles qui claquent.
L’art de l’orateur est, en effet, un art guerrier qui propose des armes, non pas des kalachnikov, mais une conscience, un éveil, un courage, une cohésion, une absence de peur puisque celui qui montre le chemin et les difficultés est aussi celui qui n’a pas peur de les dire.
Le combat c’est tout d’abord appeler un chat un chat.

DOUZE SALOPARDS
La veille, François Delapierre avait donc déclaré, faisant allusion au film « Les douze salopards», que l’Europe, dans ce domaine, battait les Américains, puisqu’ils étaient dix-sept chez nous. Les dix-sept membres de l’Eurogroupe qui était en train de tenter le hold-up de Chypre, ne se souciant plus d’aucune règle, d’aucune démocratie. Et que l’un d’entre eux, le représentant de la France, s’appelait Moscovici.
Pendant les vingt-quatre premières minutes de son discours, Mélenchon n’avait fait aucune allusion à cette affaire. Il n’avait parlé ni « des salopards », ni de « l’antisémite ». Allait-il faire l’impasse ? Personne n’y pensait plus quand, soudain, une phrase les jeta dans l’arène:
« Il faut qu’il y ait un conflit qui permette de réfléchir. Voilà pourquoi je parle cru et dru et voilà pourquoi tous les membres du PG parlent cru et dru, utilisent les mots qui claquent pour éveiller les consciences ! Je suis fier d’être le tribun du peuple et je vous appelle à la fierté de l’être vous aussi ! Parce que je nomme un chat un chat et parce qu’un de mes camarades appelle un salopard, un salopard ! »
Oh ! Quel beau direct !
Un salopard ?
Certains s’offusquent de la vulgarité du langage. Je leur conseillerai d’aller voir le film « Lincoln », excellent, pour découvrit les doux noms d’oiseaux dont se traitaient les députés américains au moment de voter l’abrogation de l’esclavage. Car il est évident que quand de nobles idées se heurtent à de bas intérêts, il n’y a que la grossièreté des mots pour traduire la vulgarité des actes.
Comment appeler un homme qui, élu par des voix démocratiques, répudie cette démocratie ? Et là, Mélenchon révèle à son habitude le dessous des cartes: oui, il y a eu forfaiture contre Chypre puisque les décisions doivent être prises à l’unanimité et que Mario Draghi de Goldman Sachs n’a tenu aucun compte du refus du représentant chypriote. Comment appeler Moscovici qui assiste à cet acte dictatorial et ne dit rien? Certes Chypre est un paradis fiscal. Mais pourquoi ne s’en prennent-ils pas au Luxembourg? Parce qu’il n’y a pas de gisements de gaz près du Luxembourg? Parce que le Luxembourg n’est pas au cœur de cette Méditerranée qui foisonne de richesse et que la finance veut posséder pour la transformer en égout?
Et celui qui aujourd’hui assassine la démocratie de Chypre, comment agira-t-il quand on voudra assassiner la démocratie de la France ?
Oui, il est exact qu’il ne pense pas en Français respectueux de la liberté, de l’égalité, de la fraternité mais en financier international qui ne se soucie d’aucune démocratie.
Et donc Moscovici étant juif, Mélenchon devenait antisémite…

Les dessous de cette affaire sont connus grâce, soulignons-le, à Politis qui ayant enregistré les paroles de Mélenchon, a pu rectifier l’erreur de l’AFP. Et grand merci sur ce coup-là !
Une autre question m’interpelle. Qui a dit au PS d’accuser Mélenchon d’une manière aussi ridicule ? Est-ce le grand manitou de la communication de l’Elysée le Sérillon de chez Drucker ? Il faut dire à Sérillon que les Français ne sont pas des Texans et que les ficelles grossières de la communication made in US, ne marchent pas chez nous. Il est bien évident, en tout cas, que ce ne sont pas les PS tout seuls qui ont choisi cette attaque foireuse. Ils obéissent et à la finance et à la com. Or ce choix est d’autant plus maladroit qu’il avait été celui de Copé, l’an dernier, et que cela prouve donc que UMPS n’est pas une vue de l’esprit. Premier mauvais point. Second, il y aura des gens qui ignoraient complètement que Moscovici était juif et qui, l’apprenant, remarqueront qu’un juif s’occupe des finances de la France et est copain avec des banksters de la finance internationale ! Là, on peut dire que ce n’est pas sioux ! Ils ont même provoqué des réactions inattendues. Celle de Gaccio par exemple qui a écrit :

FIN DE PILE

« Ils sont vraiment en fin de pile au PS. Ils n’ont rien à se mettre au niveau argumentation, les voilà qui traitent Mélenchon d’antisémite, maintenant, parce qu’il dit que Moscovici n’agit pas en Français mais qu’il est au service de la finance internationale. Etat de mort clinique le PS. Pas d’idées, pas de courage et des arguments de fond de tiroirs. Et dire que j’ai voté Hollande deux fois ! Je ne sais pas où présenter mes excuses ni à qui, sinon je le ferai ! »
Bingo ! Bien joué la com de Pépère !
On nous dit aujourd’hui que cette affaire est réglée et que les petits épargnants seraient respectés. (Je conseille cependant la lecture de l’alinéa 2807, page 645.) On nous dit aussi que la mafia russe est vénère et qu’elle ne va pas se laisser faire ! Alors là, je réserve une place pour le grand match !! Depardieu sera dans le coup ? Imaginez qu’il ait transféré ses avoirs à Chypre sur les conseils de Poutine ! Ahahahahaaa !!
Mais l’ accusation d’antisémite a blessé Mélenchon. Il va y répondre d’une manière habile. Remarquablement construite.
‘ Voici ce que j’ai à dire à M. Moscovici. J ’ignorais ce qu’était sa religion et je n’ai pas l’intention d’en tenir compte dans l’avenir pas plus que dans le passé. Je veux qu’il sache une chose. Si un jour, un seul dans sa vie, parce qu’il est juif, quelqu’un venait à l’insulter, à l’offenser, alors il nous trouverait comme un seul bloc à ses côtés. Nous sommes entièrement antiracistes et humanistes !
Mais je dénonce l’instrumentalisation de l’antisémitisme dans une discussion politique ! C’est un divertissement infâme ! Vous avez trahi le peuple Chypriote, le peuple Grec et vous êtes du côté des puissants ! En France, on défend d’abord le vote des parlements avant les injonctions des financiers !

PRET A GOUVERNER

Mais quittons ce débat qui a permis de ne pas parler de l’essentiel, de la présentation aux municipales, dans au moins soixante villes de listes FDG ou PG. De cette idée, lancée par Gabriel Amard, de se battre pour les régies publiques de l’eau et créer des marées citoyennes, de cette volonté, pour le front de gauche, de devenir le front du peuple, unissant tous ceux qui sont contre la politique de l’austérité.
Mélenchon le dit et l’affirme : le FDG est prêt à gouverner. Il appelle à une alternance pour sortir d’un pouvoir déliquescent, mortifère. Des salopards? Le mot est faible car il comporte une part d’humain qui, chez les financiers n’existe pas, pauvres machines à calculer qui ne considèrent que des chiffres qu’il faut voir croître, même si le monde doit s’éteindre pour qu´ils existent une dernière fois sur un écran.
Cet écran qui est aussi notre force.
Dans les années cinquante, quand Mélenchon est né, deux milliards d’hommes vivaient sur cette planète. Actuellement, deux milliards d’hommes sont connectés à internet.
Messieurs les salopards, réfléchissez-y. Il va falloir taper très fort pour faire taire tout ça. Etes-vous prêts pour ces crimes?

Personnellement je remercie Mélenchon car je suis, comme beaucoup, molle, égoïste, ignorante. Qu’il me donne, à moi et à tous, le désir de parler et d’agir n’est pas la moindre qualité d’un génie qui n’est que le talent de l’un dans le cœur et la mémoire de tous. Pour que tout soit partagé.
« Penses-toi toi-même comme être humain participant de l’humanité universelle. C’est quand tu t’impliques que tu deviens un être humain . C’est quand tu résistes que tu existes. »

Il finit en poésie.
« Il n’y a pas d’homme qui ne soit poète. » Et disant cela il nous arrache à ceux qui veulent que nous ne soyons que consommateurs. La création est notre destin.
Qui, dans le monde de la politique, peut rivaliser avec un discours qui ne parle que d’amour, de respect, d’universalité, d’intelligence, de progrès, de modestie, de réserve, de morale ? Il y a certainement chez Jean-Luc Mélenchon l’ambition d’appartenir à l’Histoire comme un homme qui face à un danger immense, a eu le courage, quels qu’en soient les risques, de le dénoncer et de ne pas céder.
Sortant de « Lincoln », un film que j’ai trouvé admirable, je me dis qu’à toutes les époques Mélenchon aurait été du côté des causes justes. Il aurait voté contre l’esclavage, contre la traite des Noirs, pour le vote des femmes, pour l’avortement, pour le mariage pour tous.
Il l’aurait fait avec cette même passion, ce même engagement total, ce génie qui est celui des « Daimons », non pas des messagers entre les dieux et les hommes mais entre les hommes de toujours et les hommes d’aujourd’hui, les guerriers éternels de l’harmonie universelle. Parce que nous sommes nés dans le monde de l’harmonie dont nous sommes les bergers les plus accomplis.
Pas les monstres. Pas les vampires. Pas les assassins.
On sait qu’il aime finir sur des citations.
L’une magnifique est de lui :
« A nous de penser à cet univers sans âge dans lequel, pour une raison inconnue et comme une conséquence des mécanismes intimes qui l’animaient, au moment où la lumière fut, la conscience surgit et avec elle la capacité d’être des humains dans la résistance et dans le rêve du futur. »
L’autre est de Gramsci. « Je suis en vie. Je suis résistant. »
Et la dernière de Saint Just :
OSONS ! RIEN NE NOUS RESISTERA !


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Carla Bruni-Sarkozy, arbitre des élégances, gourmande des pingouins !

Il semblerait qu’il y ait une rumeur favorable à Carla Bruni, qui aurait traité Hollande de pingouin dans une chanson. « Parce qu’il a été mal élevé, parce qu’il ne lui a pas fait de baise-main ». Au moment où elle quittait l’Elysée…
Et tous ceux que Hollande rend dingues vont trouver ça choupinet. On le traite de pingouin !
Heu…
Il ne faudrait tout de même pas oublier que Mme Bruni -Sarkozy au moment où elle quitte l’Elysée est l’épouse d’un président de la République qui est soupçonné d’avoir été élu à la suite d’une magouille fric-frac, un certain Kadhafi lui ayant payé une bonne partie de ses frais pour enfumer la population. En fait, semble-t-il, il n’aurait jamais dû, légalement, être élu.
Il ne faudrait pas oublier que le dit Sarkozy a plongé la France dans une dette abyssale, en donnant par-dessus le marché des leçons à tout le monde.
Qu’il a engagé la France dans une guerre en Libye qui a fini en massacre sodomite de son ex-pote Kadhafi.
Que le dit Sarkozy passe pour être un agent CIA gratiné qui a continué la vente de sa patrie aux lobbys américains. (Un peu dans le style de Philby pour ceux qui ont une culture du contre-espionnage.)
Bref, s’il avait fallu le reconduire à sa sortie de l’Elysée c’eût été pour le mettre dans un panier à salade.
A mon avis, Hollande, flanqué de sa maîtresse Trierweiler, a été plus que courtois, je dirai même complaisant.
Il n’a pas fait de baise-main.
Mais il n’y a que les français qu’il baise admirablement. De la main aux orteils sans oublier leur compte en banque…
Et puis il avait la tête ailleurs. Il se disait « Comment vais-je pouvoir faire mieux que celui-là pour être très rapidement un ennemi de ma patrie ? »
Et il faut reconnaître qu’il y arrive très bien.

Je finis sur une petite dernière. Le pape est jésuite. Très choupinet. Mais c’est justement la caractéristique de l’ordre : ils sont choupinets et sympas. Très soft power. Main de fer dans un gant de velours, disait- on autrefois. C’est cet ordre merveilleux qui avait mis au point ce qu’on appelle la casuistique. La pureté d’intention. Quand on commet un péché, est-ce un péché si se cache, derrière ce péché, une bonne intention ? Ainsi, si, en Thaïlande on a recours aux services d’un bambin, est-ce un péché puisqu’on fait vivre sa famille ?
On nous dit que ce pape est le pape des pauvres. Pas des pauvres d’esprit, j’espère. Personne, en tout cas, n’omet de remarquer qu’une grand partie de géo-stratégie se joue pour FRICLAND, le gouvernement mondial, en Amérique du Sud et que François, DIeu nous préserve de ce prénom qui va de traître en mollasson, n’est quand même pas très favorable à la gauche sud- américaine. Son ordre est quand même celui qui favorise l’alliance pas très gaie du « sabre et du goupillon ».Pour lui, les femmes ont une âme, mais tout juste, et sont, puisque sorties de la côte d’Adam, un bas morceau qui doit se soumettre. Ne parlons pas des homosexuels qu’il traite de lasagnes sataniques.Quant à dernière phrase, gloups… : « Qui ne prie pas Dieu, prie le diable »….
Mais attendons !
Il vient à peine d’être élu.
Qu’en pense la Morgan Chase ?
Va-t-il s’occuper des pauvres, en organisant des messes, et laisser les riches mener leur train ?
Les lingots d’or du Vatican vont-ils pouvoir tranquillement transiter chez Merkel ?

Ah oui ! Une petite histoire.
Un jésuite arrive à Rome et demande à un bénédictin où est le Vatican. Le bénédictin lui répond :
-Vous ne trouverez pas. C’est tout droit !

Bonne semaine !


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Masamichi Noro est parti. Passeur entre terre et ciel

Masamishi Noro nous a quitté le 15 mars. Il était l’un des plus grands créatifs des Budôs (Arts martiaux japonais). C’était aussi un Homme d’une grande générosité doté d’une vision d’une étendue peu commune qui avait su réussir la fusion du monde occidental et de la pensée japonaise en préservant le meilleur de ces deux mondes à travers son oeuvre : le Kinomichi.
C’est en 1979 que Noro Sensei a jeté les bases de son approche des Budôs, après une longue réflexion ayant suivi la disparition du fondateur de l’Aikido, Morihei Ueshiba, dont il avait été l’élève.

Le Kinomichi est un art de Paix. Il fixe l’Homme comme un lien, un passeur entre le ciel et la terre. Cette concordance produit l’énergie, le Ki en japonais ou qi en chinois.
Maitre Noro, arrivé en France en 1961, a fréquenté le maître bouddhiste zen Taisen Deshimaru mais aussi le psychothérapeute et philosophe allemand Karlfried Graf Dürckheim.
L’approche et la contribution de Noro Sensei sont des pierres essentielles à la construction des Budôs en tant qu’Arts. Nous retiendrons de lui l’incroyable densité de sa pratique et la largeur de son sourire.
Une cérémonie sera célébrée le vendredi 22 mars à 10H00 en l’église Saint-Augustin dans le huitième arrondissement de Paris.


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Musée d’Orsay, « L’ange du bizarre » : Le romantisme noir est haut en couleurs

« Cauchemars, fantômes et squelettes, laissez flotter vos idées noires », au musée d’Orsay à Paris : tenue du suaire obligatoire. Une petite balade à l’exposition « L’ange du bizarre », avec ou sans Higelin, va vous faire délicieusement frissonner. Bien mieux que dans un train fantôme.

La ronde infernale vous entraine, tenant la main de Goya, Max Ernst, Murnau ou encore Bunuel. Grâce « assassine », sensualité sulfureuse et parfums interdits du Divin Marquis vont immanquablement vous envelopper dans la pénombre d’Orsay au fil de cette présentation qui tire son nom d’un conte fantastique de Poe traduit par Baudelaire … Le mystère et les merveilles sont là.

Trois époques ont été retenues par les commissaires de l’exposition : la naissance du « romantisme noir » (1770-1850) qui englobe la Révolution française et la Terreur (1.200 morts soit dit en passant contre les 30.000 sacrifiés par Monsieur Tiers pendant la Commune…) et les guerres en Europe.

Le corps et ses pulsions animales prennent le pas sur la Raison : satanisme, cannibalisme (le radeau de Méduse), torture inspirent Géricault ou Delacroix (peut-être le fils de Monsieur de Talleyrand) ou encore Blake. Ils s’appuient parfois sur l’héritage laissé par Dante et Milton. On en bat frénétiquement des mâchoires.

GOTHIQUES

De son côté, Goya exploite les superstitions populaires mais tous les artistes exposés laissent filtrer dans leurs traits un érotisme libertin et sadien.

Le terme de « romantisme noir » est apparu à la suite de la publication en 1930 de l’ouvrage de l’historien italien Mario Praz « La Chair, la Mort et le Diable dans la littérature romantique » précisément au moment où les surréalistes remettaient au goût du jour à Paris les romans clandestins du Marquis de Sade.

Bingo ! la même année Hollywood, en pleine crise de 29, créaient à travers les studios Universal les classiques que sont Dracula et Frankenstein. L’ « Horreur » était dans l’air du temps.

Au fil des couloirs ont donc été prévus des rendez-vous de cinéphiles. A peine entrés, et vous êtes emportés dans le fiacre aussi inquiétant que véloce du Nosferatu de Murnau. Vous tituberez ensuite d’effroi avec Boris Karloff, qui a les boulons devant la future épousée de son créateur. A voir (ou revoir) les démons de « la sorcellerie à travers les âges » ou frôler le malaise avec l’ambiance Hitchcockienne de Rebecca.

Une occasion unique pour nos jeunes « Gothiques » de se faire un petit brin de culture. D’ailleurs, trainés (ou pas) par leurs géniteurs, nombre d’entre eux hantent en ce moment et jusqu’au 9 juin le musée d’Orsay. Champagne !

Musée d’Orsay : 1 rue de la légion d’honneur. 75007 Paris


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Sarkozy : Le recours… toujours !

Nonobstant le peu d’appétit que les français mettent dans un retour de l’ex président aux affaires, Nicolas Sarkozy clame qu’il le ferait si il y était « obligé par devoir » et « uniquement parce qu’il s’agit de la France ».

Sarko, mon Sarko revient ! Pourquoi ? Car la France elle a besoin de toi comme chantaient les Guignols de l’Info au sujet du footballeur Jean-Pierre Papin il y a bien longtemps. Avec un succès d’estime …

N’en tenant plus au silence auquel il est contraint dans ses bureaux de fortunes (c’est le cas de le dire), il brise la glace dans le très populaire magazine Valeurs Actuelles.

Il se pose, comme Mon Général (de Gaulle), en recours à la gabegie dont souffre son pays en proie à l’impéritie des fausocialistes. Mais pas seulement.

« Le monde politique lui procure un ennui mortel ». Suivez son regard. Ses successeurs se débattent pitoyablement pour bâtir un avenir mais rien à voir avec sa « France Forte ».

Donc, paraphrasant un autre général, Marcel Bigeard, notre Leader Minimo dit, en substance, avoir « mal à la France ».

Il faut dire que la bataille de bac à sable de Fillon contre Copé, se balançant de grands coups de pelle et marchant sur des râteaux fait tout sauf sérieux. Les pauvres, d’ailleurs, pour galvaniser des troupes médusées après la pantomime pour la présidence de l’UMP, n’avaient rien trouver de plus efficace que de plagier les traits sarkozyens.

CRYPTIQUE

Si ce n’est pas une preuve de la clairvoyance du petit Nicolas, qu’est ce que c’est ?

Mais, tel un machiavel de comptoir, Sarko s’est tenu à l’écart de ces passes d’armes façon école primaire. Pour la présidentielle de 2017…

Il veut être au dessus du Parti. Mais tout en sachant que sans l’UMP, il n’est pas grand-chose. Difficile équation.

Et cette dernière possède des paramètres inquiétants pour lui. Si une enquête Ifop le place assez loin dans le cœur des militants (40 points devant Fillon et à des années lumières de Copé), il n’en demeure pas moins que malgré les fantaisies de Hollande les français, tous bords politiques confondus, ne veulent plus de lui à 62% (sondage BVA pour i>télé à mi février).

En plus, si il pointe son nez trop visiblement à présent l’effet risque d’être un tantinet contre productif car « l’anti sarkozysme », on le voit, reste vif. Hollande pourrait tirer les marrons du feu d’un retour du Sarko en deuxième semaine.

Donc, de l’autre main, cryptique, il maintient qu’il ne « veut pas revenir en politique ». Malgré tout.

Au-delà du coup médiatique stricto sensu, un come back n’est pas simple. Il faut peser, mesurer. Patienter. Et ça, ce n’est pas du tout son fort…


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