Le gouvernement Hollande ne veut pas vivre un … Etat de Grèce !

Le nouvel exécutif de gauche n’aura pas le temps de souffler. Tant à l’extérieur qu’à l’intérieur des frontières. En Europe, où Moi Président est attendu au tournant, la Grèce s’enflamme encore. En France, les plans sociaux sortent des bois comme par enchantement. Ou plutôt par désenchantement. Pas d’état de grâce.

Bien sûr, le président élu avait anticipé, en bon animal politique, que ces monstres sociaux, en couveuse dans les derniers jours de Sarko, allaient éclore fissa dans une souffrance d’autant plus intense qu’elle s’ajoute à celle des charrettes déjà en marche.

Chez Carrefour, les syndicats redoutent la bagatelle de 4.000 suppressions de postes. Au bas mot. Sur chacun de ses 200 points de ventes en France, le distributeur envisagerait de détruire 20 à 30 emplois ce qui alourdirait méchamment l’addition.

General Motors, après trois ans de pratiques atermoiements, est attendu pour fermer son unité strasbourgeoise de production de boîte de vitesse : mille emplois.

Ca part sévère, les droits de succession ! Sans compter que d’autres dossiers sont toujours en cours comme le « sauvetage » de Neo Sécurité, dont le P-DG a démissionné sous les acclamations de la foule mais dont le tribunal de commerce s’interroge toujours à propos des conditions de sa future reprise : 5.500 personnes.

PANDORES

Nous passerons, mais pas vraiment, sur le sort de l’aciérie d’Arcelor-Mittal à Gandrange (Moselle), que le président sorti, avait juré de ne pas abandonner : 600 emplois en fourchette basse.

Sans compter les pandores qui s’apprêtent à descendre dans la rue afin de marquer leur mécontentement devant leur sous effectif (non remplacement d’un fonctionnaire sur deux issu de la RGPP de Sarko) et le ras le bol devant le manque de considération dont ils souffrent.

Pendant ce temps là, Athènes se retrouve en proie à un bordel inextricable après le scrutin de dimanche, ce qui fait froid dans le dos de Bruxelles qui devient du coup frileux à sortir son carnet de chèque,. Alors que le nouveau président français doit plaider pour une révision du pacte de stabilité budgétaire et incorporer une dose de croissance dans ce dernier.

A l’étranger, on n’hésite pas à brocarder Moi Président, comme en Corée (du sud) où un clip qui fait le buzz le représente comme un tueur de banquier et un « Europe killer » aux prises avec Merkel…

Le tout alors que la constitution du gouvernement français n’est même pas encore bouclée.

Et là, bonjour ! La gauche resserre : 15 membres seulement avec une parité absolue hommes-femmes. Moins payés que leurs prédécesseurs, le moins que l’on puisse dire c’est que ces futurs heureux élus ne connaîtront ni le chômage ni une période traditionnelle de bienvenue.


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Avec sa « liste noire » contre l’UMP, le FN ne fait pas dans le … détail !

Mais Marine peut retenir son bras au « cas par cas » .


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« Moi, président » Hollande : La drôle de coalition

Ne nous voilons pas la face, le score du président Hollande est un peu décevant. Et un peu gênant. Sans être sur le « fil du rasoir », comme le psalmodiait le président sorti, 51,62% est un peu court au nouveau locataire de l’Elysée pour imposer peinard sa nouvelle équipe.

Avant même d’avoir mis l’appareil gouvernemental en ordre de marche, il est l’élu d’une « coalition » qui ne peut dire son nom.

« Moi, président » pose, en effet, ses valises à l’Elysée grâce à des porteurs bien hétéroclites. Outre le socle socialiste et sympathisants, l’apport des carpes et des lapins du Front de gauche, des centres (Bayroustistes ou non) et… du Front national fût salutaire.

Pour la composition du gouvernement, et avant les législatives, il faut donc…composer. Avec les courants. Les anciens et les modernes. Ni avec, ni sans tous ceux qui ont permis le changement maintenant.

Donc, « Moi, président » comme un nouveau Tonton (flingueur) n’a qu’un choix. Ou, il méprise et outre passe les alliances, ou bien il déplace les pions.

Pour Matignon, pas d’embrouille : ce sera un socialiste bon teint. Jeune ou vieux. Jean-Marc Ayrault, façon Mauroy bis ou, plus judicieusement à notre avis, Moscovici. Façon Fabius amélioré.

WALKYRIE

Pour l’heure, les bruits de couloirs et les tuyaux souvent crevés, disent le député du Doubs en perte de vitesse mais, à bien y regarder, le directeur de campagne de François Hollande ex ministre des Affaires européennes de Lionel Jospin a été particulièrement brillant et avisé pendant la campagne.

On lui attribue, ici et là, le quai d’Orsay (aux prises avec Fabius) ou les Finances… Il devra de toute façon trouver une place stratégique et non un strapontin afin de faire partir la machine sans délai.

Parmi les alliés, les écolos malgré le tout petit score d’Eva Joly au premier tour (2,31%), se disent prêts à participer au gouvernement, Duflot en tête. Même si personne ne leur a rien demandé, histoire de ne pas mettre le problème nucléaire sur le tapis…

Mais le gros problème de «Moi, président » avec sa trop petite avance sur Sarko demeure le Front de Gauche. Certes, Mélenchon ne brigue, haut et fort, aucun maroquin mais ses quatre millions d’électeurs pèsent encore plus lourd depuis dimanche soir.

Et ce problème en préfigure un autre, et de taille. Celui du poids du Front national (prononcez Rassemblement Bleu Marine) dans la bataille législative.

Si la Walkyrie frontiste n’a pas donné de « consigne de vote » présidentielle, c’est pour incarner une « nouvelle opposition » pas très fréquentable. En juin prochain, la Marine va être bien utile pour envoyer l’UMP aux vestiaires des vaincus face à la gauche.

Il faut se préparer, non à des diagonales, mais à des triangulaires de fous…


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Sarkozy élu président de Neuilly avec 84 pour cent des voix

Neully, Auteuil, Passy, tel est notre ghetto !


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François Hollande : « Moi, président » élu avec 51,62 pour cent des voix

« Moi, président » devient le 7e chef d’Etat français de la Cinquième. Avec à 51,62% des voix selon les résultats définitifs.

On est légèrement en deçà du « mandat clair » de 2007 (53/47 en faveur de l’ex Leader Minimo) … Plutôt dans le kit « mains libres ».

Adieu la campagne, donc. Mais bonjour la concrétisation de ta désormais célèbre anaphore. On t’attendait François et maintenant on attend. Au tournant.

Au passage, sans nous éterniser, adieu Sarko et ses fantaisies. Et, de façon plus beaucoup inquiétante, adieu la droite « traditionnelle ».

François Hollande a été particulièrement inspiré de souligner par avance que « l’Etat de grâce ne durerait pas ». En effet, Il y a peu de chances que le contexte général lui laisse le temps de souffler.

Sur le plan économique et social, tout d’abord. Comme le corne le premier ministre sortant, les caisses sont vides et le crédit règne en maître. Les intérêts de la dette sont à peine couverts par les rentrées de l’impôt sur le revenu.

Le chômage atteint des records et le pouvoir d’achat est à l’agonie. L’avenir est sombre, au-delà de l’euphorie de la victoire.

Mais ce n’est pas tout. Car la présidentielle 2012 va faire son entrée dans les manuels scolaires comme un grand tournant politique. Celui de la « résistible » ascension du Front national, après celle des idées frontistes, palpable et trop souvent masquée, durant les deux dernières décennies.

MANGER AVEC SATAN AVEC UNE LONGUE CUILLERE

Ce soir, nous savons que « Moi, président », tient son succès aux forces de gauche, bien sûr, mais également grâce à la décision « historique » de François Bayrou, et à la stratégie ambitieuse de Marine Le Pen.

Les voix du Front, soucieuses de doubler à droite et non siphonnées par l’UMP comme en 2007, ont été bien utiles. Mais manger avec Satan est impossible, même avec une très longue cuillère.

La situation de l’urne présidentielle est empreinte d’un effet des plus pervers. Le vote du Front, anti sarko en diable, va se payer cher d’ici 2017.

Les législatives de juin 2012, pour lesquelles le FN envisage de se maintenir dans plus de 350 circonscriptions dans des triangulaires, vont être meurtrières pour l’UMP qui totalise aujourd’hui 320 députés.

Sachant que « Moi, président » a déclaré vouloir introduire « une part de proportionnelle » dans certaines élections, dont les législatives, le Front va reprendre le chemin de l’Assemblée. Démocratique, bien sûr.

Mais ce grand mouvement va envoyer la droite « traditionnelle » ad patres. Imaginer que sa représentation parlementaire fonde de moitié n’est pas insensé. Et ce n’est pas bien pour la démocratie.

La gauche va se retrouver au paradis. Délicieux, mais à première vue, seulement.


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François Hollande : « Toi, président » ! Avec un kit « mains libres » de 51,90%

« Moi, président » devient le 7e chef d’Etat français de la Cinquième. Avec une avance de 3,8 points à 51,90% selon les toutes premières estimations officielles (la soirée sera longue) et un taux de participation autour de 80%.

On est un poil en deçà du « mandat clair » de 2007 (53/47 en faveur de l’ex Leader Minimo) … Plutôt dans le kit « mains libres ».

Adieu la campagne, donc. Mais bonjour la concrétisation de ta désormais célèbre anaphore. On t’attendait François et maintenant on attend. Au tournant.

Au passage, sans nous éterniser, adieu Sarko et ses fantaisies. Et, de façon plus beaucoup inquiétante, adieu la droite « traditionnelle ».

François Hollande a été particulièrement inspiré de souligner par avance que « l’Etat de grâce ne durerait pas ». En effet, Il y a peu de chances que le contexte général lui laisse le temps de souffler.

Sur le plan économique et social, tout d’abord. Comme le corne le premier ministre sortant, les caisses sont vides et le crédit règne en maître. Les intérêts de la dette sont à peine couverts par les rentrées de l’impôt sur le revenu.

Le chômage atteint des records et le pouvoir d’achat est à l’agonie. L’avenir est sombre, au-delà de l’euphorie de la victoire.

Mais ce n’est pas tout. Car la présidentielle 2012 va faire son entrée dans les manuels scolaires comme un grand tournant politique. Celui de la « résistible » ascension du Front national, après celle des idées frontistes, palpable et trop souvent masquée, durant les deux dernières décennies.

MANGER AVEC SATAN AVEC UNE LONGUE CUILLERE

Ce soir, nous savons que « Moi, président », tient son succès aux forces de gauche, bien sûr, mais également grâce à la décision « historique » de François Bayrou, et à la stratégie ambitieuse de Marine Le Pen.

Les voix du Front, soucieuses de doubler à droite et non siphonnées par l’UMP comme en 2007, ont été bien utiles. Mais manger avec Satan est impossible, même avec une très longue cuillère.

La situation de l’urne présidentielle est empreinte d’un effet des plus pervers. Le vote du Front, anti sarko en diable, va se payer cher d’ici 2017.

Les législatives de juin 2012, pour lesquelles le FN envisage de se maintenir dans plus de 350 circonscriptions dans des triangulaires, vont être meurtrières pour l’UMP qui totalise aujourd’hui 320 députés.

Sachant que « Moi, président » a déclaré vouloir introduire « une part de proportionnelle » dans certaines élections, dont les législatives, le Front va reprendre le chemin de l’Assemblée. Démocratique, bien sûr.

Mais ce grand mouvement va envoyer la droite « traditionnelle » ad patres. Imaginer que sa représentation parlementaire fonde de moitié n’est pas insensé. Et ce n’est pas bien pour la démocratie.

La gauche va se retrouver au paradis. Délicieux, mais à première vue, seulement.


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