L’Insee brise sa politique d’anonymat avec l’aide de Google

Vous voulez savoir qui est le célibataire français qui déclare le plus au fisc ? Ou bien encore admirer la résidence où est rédigée la plus grosse feuille d’impôts ? Facile grâce aux efforts conjugués de l’INSEE et de Google ! Une bourde dont personne ne s’est vraiment aperçu à l’Institut mais qui n’est pas passée à côté de nombreux petits malins de l’informatique et du marketing qui se sont dépêchés d’en faire leurs choux gras. C’est un peu comme si ces derniers avaient la liste des gagnants du loto sur dix ans …

Selon le Canard enchaîné du 27 février, le vénérable Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) vient de commettre une belle bévue qui va sans nul doute susciter un certain émoi chez les plus riches d’entre nous.
Dans le cadre de l’opération « Open Data », l’INSEE a mis le 23 janvier dernier sur son site internet le moyen de briser le secret fiscal d’une partie significative de la population française. Grâce à Google et sans s’en rendre vraiment compte.

Tout se déroule à travers un croisement de données de l’INSEE, délivrées désormais à travers la « plateforme française d’ouverture des données publiques », dite Open Data, et les très pratiques services Google : Google Earth et Google Map.
Comment cela fonctionne-t-il ? Il suffit de cliquer sur l’onglet « données carroyées » et de choisir dans ce quadrillage de la France proposé par l’INSEE les « carreaux » 200 mètres par 200 mètres.

Dès lors on apprend qu’il y a près de 270.000 de ces carreaux sur lesquels il n’y a une seule résidence (secondaire ou principale). Ensuite, en affinant la recherche on sait qu’il y a environ 62.000 parcelles auxquelles ne sont rattachés qu’un seul individu.

Ensuite, il est aisé de savoir quel est le foyer fiscal composé d’un seul individu, seul dans une parcelle ayant le revenu le plus élevé.

OLIVERAIE DANS LE VAUCLUSE

Comme l’INSEE donne généreusement les données de localisation de ladite parcelle, on peut savoir vite fait qui est l’heureux élu. Google Map est là pour ça : avec le fond d’image satellite, c’est sûr : il n’ y a qu’une seule habitation à cet endroit !

Avec l’INSEE, nous savons désormais que le célibataire déclarant le plus haut revenu (1,745 million d’euros) habite dans le Vaucluse (une belle oliveraie, merci Google) !

Autre exemple : la parcelle qui a le plus haut revenu fiscal « median par unité de consommation », 39 millions quand même, se situe dans les Yvelines. Un coup de Google et hop ! on trouve le nom de la rue et du contribuable. On ne vous donne pas le nom mais c’est un céréalier qui a commencé dans le métier avec 113 hectares de bonnes terres bio …

A qui ces fuites, « leaks » comme on dit de nos jours, vont-elles profiter le plus ? En premier lieu à des sociétés de « Data Mining » (fouilles de données qui permettent de mieux (ou très bien) connaître les prospects, les clients). En second lieu : à des cambrioleurs high tech. On peut le craindre …

Voici le lien pour entrer sur les données Insee :

http://www.insee.fr/fr/themes/detail.asp?reg_id=0&ref_id=donnees-carroyees&page=donnees-detaillees/donnees-carroyees/donnees-carroyees-200m.htm

Et celui pour utiliser Google :

https://maps.google.fr/maps/ms?msa=0&msid=200551752597097600342.0004d59f9849d475a5204


Publié dans EcoLoSocial | Mots-clefs : , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le président de notre Assemblée nationale est un pro du pot

La voix de Bartelone résonne à l’Assemblée nationale afin de ramener le calme. Pas de problème, l’homme connait les lieux et ses habitants. Et pour cause, depuis 1981, le socialiste est un politique « professionnel » : il n’a jamais fait que cela.

Segolène Royale, toujours en retard, est d’ailleurs restée dans les starting blocks face à ce pro de la course de fond pour arriver au Perchoir.

Claude Bartelone, porté à la présidence du Palais Bourbon par la vague rose, n’est pas un perdreau de l’année.

Député de Seine-Saint-Denis à l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir en 1981, il créé à l’époque une certaine surprise.

Le jeune homme, qui avait tenté médecine sans grand succès avant d’avoir été visiteur médical, a joué avec brio de l’engouement pour la Tontomania.

Il avait certes, rejoint les rangs du PS à la défaite de 1974, mais alors peu aurait parié un franc sur l’avenir du jeune élu. Mais celui-ci a très vite démontré un don pour la navigation au sein des courants socialistes.

Plus récemment, il a réussi en moins de deux à faire totalement oublier dans les médias qu’il fût un proche de DSK, au moment où la compétence du directeur général du FMI masquait incroyablement la face caché du pote de Dodo La Saumure.

DODO LA SAUMURE

Une proximité fort contrariée par l’aventure du Sofitel de Manhattan. Evidemment. Il flotte un temps entre les bras câlins de son premier mentor : Laurent Fabius.

Il convient aussi de rappeler qu’il a fait partie de l’équipe de campagne de Ségolène, candidate malchanceuse à la présidentielle de 2007, toute aussi poissarde à la législative de 2012 et disloquée aux portes de l’Assemblée et du Perchoir qu’elle convoitait. Il échoit finalement à son « collaborateur »… Déjà un train de retard. La moutarde de la BPI (Banque publique d’investissement, où elle est désormais vice-présidente) de Dijon lui monte au nez, mais pas dans le wagon …

Pour parvenir à tenir le marteau, Claude Bartelone l’a joué très fine. Il sait si bien faire.

Avant les législatives, le député sortant du 93 s’est bien gardé de se poser en rival de Ségolène. Il lui a juste glissé dans les pattes Jean Glavany, ce dernier y ayant beaucoup perdu.

Il n’a pas bougé d’un millimètre quand Jean-Marc Ayrault a sollicité Marylise Lebranchu pour prendre la présidence de l’Assemblée, gardant ainsi l’estime des proches de Moi Président. Comme l’histoire le prouve, bien lui en a pris.

Et comme charité (nationale) bien ordonnée comme (toujours) par soi même, le quatrième personnage de l’Etat a embauché sa femme Véronique en tant que « chargé de mission interventions et droit de femmes ». Pas bête ! Bartelone clame devant les journalistes qu’il s’est donné cinq ans pour rendre l’Assemblée nationale « exemplaire ».

Personne n’a jamais de doute sur la capacité de Claude Bartelone pour s’imposer à l’Hémicycle …


Publié dans Politique | Mots-clefs : , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Lettre vivante : Adieu ma Grèce, chaos de l’exil

Je viens de terminer, bouleversée, la lettre que Marie-Laure Veilhan qui vit en Grèce et vient de décider de son exil, nous transmet sur son blog Mediapart. Je vous la transmets à mon tour. Faites la circuler autant que vous le pouvez. Il faut que cette lettre reste lettre vivante.

Ce dont elle parle, nous l’avions appris par bribes, mais de le retrouver ici vécu dans un adieu au pays et savoir qu’un jour, peut-être bientôt, elle et nous serons obligés de fuir ici ce qui existe là-bas , quel désespoir mais aussi quel appel à notre courage et à notre engagement dans la lutte.
Voici cette lettre :

Exil du Chaos
17 février 2013 Par Marie Laure Veilhan
Nous avons pris la décision de partir.
Voilà une décision qui procède d’un non-choix, d’une nécessité que je ne qualifierai pas d’absolue, pour la simple raison que je sais qu’on n’est ni en Afghanistan, ni à Smyrne de 1922. Non, ç’aurait pu être un choix. Mais c’est tout juste une décision.
Décision d’exil, alors.

Il nous reste un été ici. Nous serons en France pour la rentrée 2013.
Nous laisserons derrière nous la maison de mon compagnon, Christos. La maison d’un autre exil, qui date de 90 ans : celui des grands-parents de Christos, venus de Constantinople (Kalloni, « la belle ») en 1922. J’écrirai un jour prochain ce que j’ai pu retenir de cette histoire-là. Elle est présente, curieusement parfois.
Nous laisserons des amis, Dina la rigolote, Angélique à la voix d’or, nous laisserons le père de mes enfants, la mer où Christos allait pêcher si souvent, sur les traces de son père, pêcheur, les orangers, le grenadier, les citronniers, l’oncle Adonis, tout tordu, tout pauvre, tout vieux, toujours si digne et souriant, sauf ces jours-ci, sa dame Anna s’en va à petit feu…

Je laisserai la terre que j’ai aimée pour la première fois il y a vingt-quatre ans, fille au pair d’un été, et que je croyais ne jamais quitter. Chaque jour qui passe, j’ai peine à croire à ce qui arrive à cette Grèce-là.
J’ai peine. Grand peine.

Nous sortons peu – le temps a l’air d’avoir pris la couleur de la vie : il pleut, sans arrêt, au point que le bois doit rester longtemps dans le poêle avant de s’embraser. Nous regardons distraitement les journaux télévisés, on connaît la rengaine. Deux dizaines d’impôts créés en 2012. Chômage. Misère. Enfants non vaccinés. Facultés qui ferment. Hôpitaux en panne de chauffage, de matériel de première nécessité (compresses, instruments chirurgicaux,…). Et de yaourts aussi. Néo-nazis au parlement. Grèves. Mobilisation décrétée dans deux secteurs (marine marchande et transports en commun), sous le contrôle direct de l’armée. La folie rivalise au quotidien avec le ridicule, le trivial, le presque rigolo. Non, on n’y croit pas, quand le secrétaire du Ministère de l’Economie annonce que « le smic à 560 euros -bruts- est encore trop haut »…

En chiffres, ça donne : 27 % de chômage global en novembre 2012 (derniers chiffres disponibles), soit une augmentation de 31% par rapport au mois de novembre 2011. 61,6% parmi les jeunes. Chiffres officiels, qui ne prennent pas en compte les multiples programmes de « formation » indemnisés à 250 euros pour deux mois, soit trois fois moins que l’allocation chômage, fixée à 360 euros mensuels. Pas d’allocation familiale, ni de logement bien sûr. 60 milliards de créances avérées vis-à-vis du Domaine Public (fisc et caisses d’assurance maladie et retraite). La récession en 2012 à 6,5%, pour la cinquième année. Le pain à 1,60, l’essence à 1,70. Le smic grec à 560 euros brut (480 euros nets), et 492 bruts (424 nets) pour les jeunes jusqu’à 25 ans. 300.000 compteurs coupés l’an dernier faute d’avoir pu payer la facture d’électricité, désormais couplée à l’impôt spécial (calculé sur la base de la surface du bâtiment alimenté), censé être exceptionnel, mais qui sera finalement intégré à un impôt global.

Mon employeur (Union des Coopératives Agricoles), qui emploie 130 personnes (à l’usine et dans les bureaux, ne s’est toujours pas acquitté des salaires de novembre du personnel administratif. Je fais partie de ce dernier, mais ai eu droit à un « régime de faveur » qui m’a permis de recevoir les salaires de novembre et décembre, sous forme d’ « avance sur salaire » (c’est joli, comme formule : avance sur arriéré). J’étais allée faire remarquer que c’est ma seule source de revenus, et que nous vivons à quatre de ces presque 800 euros par mois. Nous avons longtemps été les moins riches de tous ceux que je connais.
Nous sommes désormais parmi les moins pauvres de ceux dont nous partageons le quotidien (travail exclu). Il n’y a plus de syndicat des ouvrières à mon boulot : il a été dissout, suite à des pressions exercées de façon ouverte sur l’intégralité des ouvrières, prises une à une. Ce mois-ci, le grand magasin Sprider (grande chaîne de vêtements bas prix), qui employait quinze personnes, a fermé. La deuxième boulangerie du quartier aussi. Pas résisté.
[Christos discute ce moment-même sur Skype avec un copain, parti en Allemagne en septembre. Il lui parle exactement de ça, à l’instant. C’est saisissant.]

Aighion accueillait depuis plusieurs années deux sections d’enseignement supérieur technique (optique et kiné). Au bord de la mer, dans un bâtiment industriel abandonné et rénové. Ces deux sections disparaîtront, comme une trentaine d’autres en Grèce, à partir de septembre. Les étudiants s’en iront, les bars, le cinéma qui avait rouvert depuis peu, la salle de musique… vont se vider un peu plus. Nous n’y allions quasiment plus, mais c’est réjouissant de voir ces étudiants qui venaient jouer gratuitement au « Polytechneio ». Triste, aujourd’hui, d’être presque sûr que cela ne durera pas.
Je voudrais être contredite par les faits.

Mais les médicaments de traitement du sida ont été désinscrits de la liste des médicaments remboursables. Pour les traitements anti-cancer, cardio, contre la tension artérielle… et pour une foule d’autres, la question n’est plus tant qu’ils soient ou non remboursables : il est de plus en plus difficile d’en dénicher. On crève de cette crise, et pas ceux qui sautent d’un balcon ou se tirent une balle dans la tête. On se laisse aller, aussi, tout simplement.
Je m’accroche à ceux que j’aime. Et à la première sonate de Beethoven, aussi. Qu’il me pardonne…

Je participerai du 1er au 3 mars à une rencontre organisée par l’aile « rouge » du Syriza sur la lutte contre le fascisme (en tant qu’interprète, ce qui nous paiera les billets de bus et une partie des frais de séjour à Athènes). Je vous conterai ce que j’aurai pu en retenir. Je sais désormais que cela pourra nous valoir des déboires plus ou moins importants. Les députés de l’Aube Dorée soufflent sur les braises de la haine, l’un deux a déclaré hier : « la prochaine fois que nous ferons une descente sur un marché pour contrôler les vendeurs étrangers, on ne fera pas que donner des coups de lattes dans les étalages. Il faut bien qu’on se fasse plaisir, aussi… Il est hors de question qu’on laisse les citoyens grecs sans protection ».

Babakar Ndiaye est mort, il y a huit jours, jeté sur les rails de la station Thisseio, à Athènes, par l’un des dix agents de la police municipale qui l’avait pris en chasse parce qu’il vendait sur le trottoir des faux sacs Vuitton ou des parapluies chinois. Les paysans qui tentaient de bloquer symboliquement la route nationale ont été attaqués par les flics. Attaqués, non pas arrêtés. La violence institutionnelle s’installe chaque jour. Violence policière des brigades anti-terrorisme qui rouent de coups les quatre jeunes (qui se déclarent anarchistes), les défigurent, et se donnent tout juste la peine d’un maquillage électronique pour masquer les pires traces de torture sur les visages tuméfiés.

Le message est clair : « Tenez- vous tranquilles, ça pourrait arriver à tout le monde et à n’importe qui. »
Enfin, presque. Des militants de l’Aube Dorée, arrêtés la même semaine en possession d’armes lourdes, se sont fait photographier au poste. On en rigole : ils ont l’air de sortir du centre de soins esthétiques, tellement ça n’a pas l’air de les éprouver. On comprend, d’ailleurs : ils sont déjà dehors.

Nous savons bien que ce qui nous attend en France n’est pas rose. Au-delà de l’adaptation à une vie que nous n’avions jamais prévue telle (ce qui suppose une adaptation forcée des enfants, par exemple, à un système scolaire en français, eux qui sont scolarisés en grec, bien sûr – mon fils, de bientôt onze ans, ne sait ni lire ni écrire en français, il a commencé l’anglais il y deux ans…), au-delà de tout ce qui nous fera ressentir ce mal du pays que les Grecs appellent si justement νοσταλγία (la nostalgie, douleur de la terre d’où l’on vient en traduction libre…), nous savons bien que la situation en France est dure, violente parfois, et que les choses vont mal pour beaucoup, là aussi.

D’ailleurs, le mal dont souffre la Grèce, c’est le même que celui qui étend son ombre sur l’Hexagone. Je le nomme « argent-dette », comme l’ont si bien fait les créateurs grecs de « Catastroïka », dont je ne saurais trop vous recommander la vision. Il a beau avoir été tourné il y a bientôt deux ans, tout y est.
Voyez.
Regardez.
Dites.
Faites.
Agissez.
C’est de notre vie à tous et à chacun qu’il s’agit.

C’est en Grèce qu’ hier Hollande, est allé parader en tant que représentant, non pas d’une nation financièrement libre, mais d’une province de l’Empire qui n’a plus aucune autonomie pour décider de son budget. Lui qui, il y a un an, avait encouragé le peuple Grec à ne pas voter Siriza, a eu hier une phrase historique. Après « Notre ennemi, c’est la Finance » , nous avons eu droit à, retransmis sur son compte twitter :
@Elysée. La Grèce a décidé un programme de privatisation. Les entreprises françaises seront présentes car elles ont l’expérience du service public.

Ainsi, l’aveu est clair. Nous envoyons les entreprises françaises faire leur marché en Grèce qui bientôt ne possèdera même plus en propre un grain de sable, pendant que des entreprises internationales font leur marché en France. La dinosaurie est en place. Le plus gros gagne. Chaque homme est un brin d’herbe.
La France qui a l’expérience du public et surtout de la privatisation du public !
Ne nous faisons plus aucune illusion. S i nous n’avons pas le courage du combat, notre pays sera dépecé comme est dépecée la Grèce.

Le premier acte de guerre a été l’an dernier la signature du MES. Puis du TSCG. Le résultat nous le connaissons : 750 millions d’euros seront retirés aux territoires français. Débrouillez-vous messieurs les maires. Adieu crèches, hôpitaux, écoles !
Le second sera début avril et nous devons entreprendre toutes les actions possibles pour nous opposer à l’entrée dans notre loi de cet ANI, puisque c’est le nom donné aux accords de Wagram.(Accords nationaux interprofessionnels.)
Nous sommes en guerre. Les armées ennemies sont des lois qui nous dépouillent. Que faisons-nous ? Regardons-nous les pauvres du haut du balcon en disant : « Ils l’ont mérité? ». Attendons-nous de les rejoindre en disant « Ca n’arrivera pas » ?
Ou entrons-nous en résistance ?

Cette question que vous vous étiez sans doute posée à propos de la dernière guerre, la voici dans votre jardin. Impossible de vous défiler. Il faut agir ou trahir.
Trahir notre Histoire, trahir tous les progrès du 20 ème siècle, trahir nos enfants pour le bénéfice d’une bande d’allumés pour qui le mot Humanité n’a plus aucun sens !
Nous sommes devant l’Histoire. L’Histoire des Braves en lutte contre les Fous.
Que dira-t-on de nous ?

Je joins une pétition à signer contre l’ANI. De multiples actions sont en cours que je vous présenterai. A 15 h à l’Assemblée Nationale (visible sur LCP) Gaby Charroux posera une question au sujet de l’ANI au ministre du travail. Il sera intéressant d’écouter la réponse !
http://blogs.mediapart.fr/blog/fondation-copernic/190213/un-ani-qui-nous-veut-du-mal


Publié dans Non classé | Mots-clefs : , , , , , | Laisser un commentaire

Vatican III : Le point G ! Comme Gabriele …

Au sujet de la démission du Pape, ne croyez pas un mot de tous les commentaires de la presse et du monde politique !
Que de bêtises ! Que d’éloges pour quelqu’un qui renonce à travailler parce qu’il est malade ! A 85 ans ! Il n’y a rien là d’héroïque ou de surnaturel. Et encore il a de la chance d’avoir une bonne retraite !
Toute cette admiration d’une clique qui n’a pour religion que le veau d’or est assez cocasse.
Mais passons. Ou plutôt ne passons pas car cette histoire n’est rien d’autre qu’une belle histoire d’amour.
Ne croyez pas que je badine ! C’est du sérieux (Comme le disait Sarko de sa Carla ! Quelle époque merveilleuse ! )
Cette belle histoire nous est contée en détail par l’Express. Je précise mes sources pour prouver qu’elles n’ont rien de complotiste. Non. Il faut simplement savoir lire entre les lignes.

Donc le Pape avait un majordome qui, nous dit l’Express, le journal de Barbier, c’est quand même une référence, l’habillait le matin. (Le déshabillait-il le soir ? Pudique ellipse.) Il s’appelle Paolo. Mais tout le monde et le Pape aussi l’appelle : « Paoletto » (Quel nom si doux… « Ma dov’è, il mio Paoletto ?) » a été décrit comme « très pieux et discret, sans beaucoup d’initiatives personnelles dans le travail quotidien. » ( ???Cela signifie-t-il qu’il était soumis ??? Quel genre d’initiative pouvait-il avoir ? Il habillait et déshabillait le Pape…) « Chargé de préparer les habits de cérémonie pour Benoît XVI, « Paoletto », toujours tiré à quatre épingles, l’aidait dès le matin à se vêtir. Il lui tendait un parapluie quand il pleuvait », ( Quand il fait beau, ce n’est pas la peine) « l’accompagnait dans la papamobile. » (Il n’allait pas danser comme Gene Kelly ! Quelle exigence ces journalistes !)
Donc, à la longue, ces gestes répétés, cette main si douce qui fait tomber la chasuble et remonte le boxer-short, que s’est-il passé ?

L’ANGE GABRIEL COMPLOTISTE

Nous n’en savons rien et cela ne nous regarde pas. Nous allons simplement nous en tenir aux vérités révélées par l’Express de Barbier !
« Parfois, il déjeunait à la table du pape. » (Bref, ils vivaient ensemble.) « Lorsque je me retrouvais à la table du Saint-Père pour déjeuner, il lui arrivait de me poser des questions sur des choses dont il aurait dû être informé »
( ??? Cela signifie-t-il que le Pape, représentant de Dieu ne sait pas tout et a besoin de son majordome qui s’appelle Paoletto GABRIELE pour savoir ! (Oui, Gabriele, c’est son nom de famille ! C’est symbolique ! L’ange Gabriel !!) Excusez-moi, mon peu de religion vacille ! Quoi ? Le Pape ne sait pas TOUT ????)
Mais qui est ce Paoletto ? Toujours d’après l’Express, il est « passionné d’ésotérisme et d’espionnage. » (Bref un complotiste. Une manière de dire au lecteur lambda que c’est un siphonné. Personne ne pose la question fondamentale : peut-on être passionné d’ésotérisme en ayant la main, tous les jours, sur le représentant de Dieu ? N’est-ce pas insolent ? Paoletto est décrit comme pieux. Mais peut-on être pieux et passionné d’ésotérisme ? L’Express se rend-t-il compte de ce qu’il écrit ? C’est le grand écart ! Attention aux abducteurs !)
Mais le pire est à venir ! Une note en bas de page nous apprend qu’ « il collectionnait les articles de journaux par milliers. Pendant les perquisitions en juin dernier, les gendarmes ont retrouvé chez lui une incroyable masse de papiers sur les rivalités au Vatican, la banque du pape l’IOR (Institut pour les œuvres de religion), mais aussi sur la loge maçonnique illégale P2, les affaires d’espionnage, l’ésotérisme, le yoga ou le bouddhisme et leurs relations avec le christianisme… »
C’est tout ? Il manque des albums de Tintin et une collection de play-boy pour cacher l’essentiel : il s’intéressait aux banques et à la Mafia ! Ouille !

FOLIE

Et l’Express de repréciser pour les lecteurs distraits :
« Gabriele semblait habité par le goût des enquêtes secrètes. »
D’où sans doute cette folie, soudain, un beau matin :
« Gabriele est poursuivi pour avoir pris sur le bureau du secrétaire particulier du pape, Georg Gänswein, un grand nombre de lettres et courriels ultra-secrets, dont certains adressés à Joseph Ratzinger, et de les avoir photocopiés pour les transmettre à l’extérieur. »

Déjà on imagine le bordel sur la table ! Bravo le secrétariat ! Non seulement il reçoit des courriels ultra secrets, mais encore quand il va à la cafeteria, il les laisse en vrac ! Et ce depuis plusieurs mois semble-t-il ! « Un grand nombre de lettres et de courriels ultra-secrets » ! Et il n’a personne pour l’aider. Logique. C’est secret !
Qui est ce secrétaire ? « Le secrétaire particulier de Benoit XVI, Georg Gänswein, éminence grise du Saint-Père et supérieur direct de l’ex-majordome ! »
Alors, là ça ne rigole plus ! Je ne veux pas faire du racisme mal venu mais plus amoureuse de l’Italie que de l’Allemagne, allez savoir pourquoi, quand on a en face : Paoletto Gabriel, qui passe son pépin au Pape et Georg Gänswein, le bordélique, son éminence grise, il y en a un qui paraît plus méchant que l’autre ! Gänswein était-il un émissaire de la loge P3 ou P2 de la Mafia qui s’occupe des affaires financières du Vatican d’après des sources bien informées ? (Tous les jeudis de 6 à 7 rue Disturbo à Rome . (Tel : 756 435 327)

TI AMO

Mais une question nous brûle les lèvres : Quels sont ces fameux papiers et courriels ultra-secrets qui traînaient sur le bureau et en masse ! Certains signés du Pape ! Sont-ce des lettres qui finissent pas : « Ti amo, caro, a domani » ? Ou des lettres à Obama : « Va fanculo, negrone, lei e la tua armada !! »
« Paoletto donc photocopiait des dizaines de documents ultra-secrets qu’il transmettait à l’extérieur… »
A quel extérieur ? A des pèlerins sur la place St Pierre ? Cela signifie-t-il « qu’à l’intérieur » ce n’était pas la peine de tracter, tout le monde était au courant. ? Les mots ont leur importance ! Un article nous dit : « A la presse ». Il y a même eu une interview de Paoletto, réalisée en février dans l’obscurité à la chaîne de télévision La Sette. Là, il avait dénoncé « l’omerta » et « le royaume de l’hypocrisie » au Vatican. « Voyant le mal et la corruption partout dans l’Eglise, j’en étais arrivé (…) à un point de non-retour, mes freins inhibiteurs avaient lâché. J’étais convaincu qu’un choc, même médiatique, aurait pu être salutaire »


Et allez ! Encore un complotiste !
Ou pire, peut-être ! Un indigné !!
Ce qui signifierait donc que le pape serait un indigné ???
Poursuivons l’enquête !
Qu’y avait-il entre les deux hommes ?
Là, encore merci à l’Express qui procède d’une manière très délicate, ce qui prouve que tous les journalistes de cette noble maison ne sont pas des bourrins comme le Barbier qui écrivait : « Comment éliminer Mélenchon ». Non, là, c’est plus subtil.
Première touche qui reste dans la limite du supportable : « Le pape qui l’aimait comme un fils, a été profondément attristé par sa trahison, selon son entourage. C’est aussi ce lien profond qui a fait que Benoît XVI a tenu à venir en personne lui annoncer samedi sa grâce. »

« BENOIT XVI : INDIGNE ? »

Deuxième touche, plus prononcée, plus écrite : Paoletto confesse. « La chose que je ressens avec le plus de force en moi, c’est la conviction d’avoir agi par amour exclusif, je dirais même viscéral, pour l’Eglise du Christ et pour son chef sur la Terre ».
Bon. La troisième étant tout sauf une litote : « Courtisé pour sa proximité avec le pape, il avait expliqué qu’il avait du mal à rentrer chez lui, trouvant toujours sur son chemin tous ceux qui souhaitaient faire passer un message à Benoît XVI ou en savoir plus sur les projets du pape. « Tout le monde me faisait confiance », avait dit celui qui avait la réputation de ne pas savoir tenir sa langue.»
Là, s’il vous faut un dessin. Merci l’Express !
Donc, le procès a lieu
« Le procès public, une première pour le petit Etat pontifical, se déroulera dans le Tribunal du Vatican » Des aveux gênants ?
Et notre majordome a été condamné à seize mois. C’est beaucoup pour un complotiste et peu pour un dangereux emmerdeur. Il devrait se méfier…
Mais bon…
Le temps passe et que se passe-t-il ? Le pape décide de gracier son majordome !
Il va même le lui annoncer lui-même dans sa prison. (J’aimerais tant écrire cette scène !:
-Paoletto !
-Benedetto !
-Sei libero !
-Libéro ! Ma senza te, non sono libero !
Et coetera…
Car l’horrible nouvelle est la suivante : Une fois gracié, Gabriele ne pourra plus habiter et travailler au Vatican !
Benedetto : Noooooooo !!!!


Et que croyez-vous qu’il arriva ? C’est le Pape qui, à la surprise générale et en latin pour dire à quel point il voulait faire chier tout le monde, a décidé de quitter ce Vatican où Paoletto ne pouvait plus être près de lui !
Certes gracier les criminels est stylé chez les Papes. On se souvient de Jean-Paul II qui était allé, dans sa prison, accorder son pardon à celui qui lui avait tiré dessus : Mehmet Ali Agsa, dont Peter Dale Scott nous apprend qu’il était membre de l’escadron de la mort des loups gris, une organisation paramilitaire d’extrême-droite patronnée par la CIA. (« La Machine de guerre américaine ». p. 48. )
Quoi ? Encore des complots !

Amore ! Amore !
Je l’avoue, je trouve que mon étude est de loin la plus convaincante de la presse internationale. On connaît tous les amours ancillaires. On en a un exemple brillant, rare et moderne ici.
Ne me croyez pas, ne me croyez pas…
Vous ne me croyiez pas plus lorsque je vous parlais de Bilderberg qui n’existait pas, alors que maintenant Miss Ockrent reconnaît qu’elle y a participé mais qu’ils ne parlent que de bricoles. (Qu’ils donnent des ordres à tout le monde, ce sera une révélation ultérieure.)

Un peu d’amour dans ce monde de brutes…
Merci au Pape !
Qu’il fasse quand même attention à sa santé. Il mourrait bientôt qui s’en étonnerait…
Quant à son successeur ce sera tout d’abord un camerlingue. ( La langue de la Chambre.)
Ah ! Ces Italiens !!!!


Publié dans Le fil d'Ariane, Vision | Mots-clefs : , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Sans faucille ni marteau « à la carte » (du Parti ) : c’est Lénifiant !

Les vieux militants ont failli en déchirer leur salopette. Alors que le Parti (communiste) tenait son 36ème congrès (déjà ! ) Les cartes d’adhérents ne collaient pas. Ne collaient plus. Adieu faucille, adieu marteau. De quoi rendre chèvre les caciques, voir les apparatchiks. Ce n’est vraiment pas très chic !

A Saint-Denis, commune de la « ceinture rouge » (qui possède de plus en plus de trous, les temps sont durs …), le secrétaire général du Parti, Pierre Laurent a levé les doutes. L’emblème de la faucille et du marteau « n’est plus un signe qui résume » le PCF. Celui-ci veut « se tourner vers l’avenir ».

Le « logo » mis au point par Vladimir Ilitch Oulianov tapait méchamment pourtant. Il symbolisait la jonction entre le monde des paysans et des ouvriers qui de tous les pays devaient s’unir.

Vachement facile à dessiner (je m’en étais acquitté au feutre rouge sur un beau tee shirt blanc pour à l’aller à la fête de l’Huma en 68. Comme j’étais tout petit et malhabile, ça avait un peu bavé et on aurait dit un Mickey saignant des oreilles ou bien un cœur percé d’une flèche).

D’ailleurs, je saisis l’occasion qui m’est donnée pour passer le tuyau aux communicants actuels du Parti qui planchent sûrement sur la nouvelle signalétique : un cœur fléché c’est cool ! Ca donne la direction (utile !!) et c’est …l’Amour. Donc l’union de la Gauche.

En tout cas, à la fête de l’Huma, une jolie petite fille dont le papa dirigeait la section de Sarcelles m’avait fait un gros bisou à la fraise, je m’en souviens encore …

L’ECOLE MAO OU HUE COCO !

Bref, Lénine c’est bien mais c’est un tantinet dépassé et personne (ou presque) ne s’en souvient. Demandez à un jeune : il vous dira que c’est un groupe rock (Les Nine). Au mieux. Le pauvre, il ne sait même pas qui était Mitterrand, alors !

Et tant qu’on y est, il serait bon de se pencher non seulement sur les sigles mais aussi sur le nom. Communiste. Alors là, j’vous dis pas.

Communiste : c’est sûrement celui qui met en commun. Et personne ne veut donner quoi que soit à qui que ce soit. Ou, pire, qui est commun. Qui a envie de ressembler à tout le monde. C’est l’école Mao ou quoi ?

Et puis, qui est encore communiste dans le monde ? Cuba, la Corée du Nord, le Viet Nam, le Laos et la Chine. Quoi que la Chine, il faut le dire très vite et dans un dialecte éloigné le plus possible du mandarin. En tous cas, il ne faut plus attendre d’aide de Moscou. Elle ne viendra pas. C’est comme ça …

Le reste : rien que des vieux barbudos en survêtement et casquette de base ball ou des timbrés qui se jettent en hurlant et en s’arrachant les tifs devant un général d’opérette raide mort avec sa moumoute de travers.

Vous voyez bien que l’adjectif est élimé et en passe de disparaître corps et biens. Il faudrait demander à Beigbeder (le publicitaire, pas l’homme d’affaires) qu’il se penche sur la question.

Avec la campagne de l’épatant Robert Hue, il avait fait fort le Fredo : « Hue, coco ! ». Simple court et de bon goût. Et ça, ça avait du panache.


Publié dans Politique, Vision | Mots-clefs : , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Caroline Fourest : Cheval de Troie ou Jeanne d’Arc ?

Depuis quelques mois, l’espace médiatique qui, par essence, a horreur du vide, résonne au nom d’une jeune consoeur : Caroline Fourest. La journaliste occupe le terrain. Elle est partout : des manifs au profit du « Mariage pour tous » aux plateaux de C dans l’air, d’Yves Calvi. Jusqu’aux toutes premières pages … d’Agoravox. C’est dire.

La jeune femme ne laisse visiblement pas indifférent. Elle est voyante, et ça lui plaît. Bien sûr.

Elle se positionne fortement au cœur des débats, politiques ou sociétaux, argumente et questionne. Délivre son analyse. Elle actionne son petit business, ce qui est normal et est loin de lui être exclusif.

Mademoiselle Fourest clame fort son homosexualité, ce qui est son droit le plus absolu. Elle apparaît au yeux de certains comme la porte parole d’une liberté d’expression. Elle a fondé la revue ProChoix, qui vise à « défendre les libertés individuelles contre toute idéologie dogmatique, liberticide, essentialiste, raciste ou intégriste ».

De l’autre main, elle publie. A tour de bras des ouvrages à « scoops ». Elle épingle le Front national avec un ingénieux « guide des sponsors du FN », Christine Boutin et l’intégrisme chrétien dans « Les anti-Pacs ou la dernière croisade homophobe » ou bien encore « Frère Tariq » dans lequel elle pointe ce qu’elle estime être le double discours du professeur d’Oxford, libéral le jour mais fondamentaliste la nuit …

Pour sa « Tentation obscurantiste », elle obtient le prix du livre politique 2006 de l’Assemblée nationale, les doigts dans le nez au premier tour. On passerait la Noël à énumérer les publications et collaborations de Caroline Fourest, la journaliste. Ainsi que les actions et coups de gueule de Caroline Fourest, la militante.

Et c’est, sans doute ce CV à rallonge qui commence à gêner la jeune femme aux entournures. Etre voyant, c’est bien. Mais c’est aussi s’exposer dangereusement.

Au centre des démonstrations pour le Mariage Pour Tous, qui agitent les rues françaises, elle filme une action des FEMEN, ces militantes féministes ukrainiennes, aux prises avec les membres franchouillards cathos de Civitas. L’affaire tourne à la foire d’empoigne et Caroline Fourest affirme s’être faite tabassée par des exaltés du mariage papa – maman.

Mais son image se trouble un tantinet lorsque France 5 diffuse un documentaire de la journaliste sur les « obsédés du complot ». Caroline déchaîne les passions et devient, pour les autres, un agent « au service de la politique des USA ». Elle qui avait cherché des poux dans la tête de Bush Junior pour ses amitiés avec le mouvement intégriste catholique yankee dans son libre « Foi contre choix : la droite religieuse et le mouvement pro-life ». Un comble …

PASIONARIA

Ici est le problème. Son problème. Un journaliste se met invariablement en péril lorsqu’il franchit trop clairement les « lignes rouges », comme dirait Montebourg, qui séparent les diligences de son métier de son affect. Le « pipole » y gagne alors ce que la crédibilité y perd.

Dans le cadre de son métier de journaliste-écrivain, essayiste comme la qualifie sa fiche Wikipedia, elle perd un procès en diffamation contre Marine Le Pen en octobre dernier. Pas de quoi fouetter un éditorialiste, avec le clan Le Pen ce sont précisément les risques du … métier.

Que des détracteurs viennent fouiller dans son passé, raillant la découverte de son homosexualité dans son collège privé catholique d’Aix-en-Provence ou que son arrière grand mère empesait les cols de Laval à Vichy ou bien encore que son caniche nain devient épileptique quand le facteur épèle le nom de Sarkozy, n’a franchement guère d’intérêt et ne fait pas sérieux.

Mais qu’un nombre grandissant de politiques ou d’intellectuels, pas forcément du même bord et sans relation connue, viennent à lui reprocher grosso modo de leur prêter des propos qu’ils affirment n’avoir jamais tenu pour mieux les circonvenir. Là, ça tousse un peu.

Caroline Fourest navigue entre deux syndromes. Celui d’une pasionaria façon Jeanne d’Arc qui, à force de suivre la voix céleste de l’intolérance contre l’intolérance, finit par irriter tout le monde. Ensuite celui du cheval de Troie, si séduisant qu’on le fait rentrer dans son salon, pour s’apercevoir que ses manières n’étaient, finalement, pas si bienveillantes que cela.

Le hic, c’est que ces deux figures emblématiques ont, toutes deux, péri dans les flammes.


Publié dans CULture, Vision | Mots-clefs : , , , , , , , , , , , , , , | 1 réponse