C’était prévisible. Devant le vide intersidéral des programmes et l’étroitesse des marges de manœuvres des candidats à la présidence française, la campagne 2012 prend un tour pathétique.
C’est désormais bien connu, on ne change pas une stratégie qui …perd et les deux camps s’arque boutent sur les mots et les postures. Et pendant ce temps là, le pire est de plus en plus certain pour l’administré.
Dernière fantaisie en date, la bronca médiatique dans les rangs de l’UMP en réaction à l’insulte odieuse proférée par « il est partout » Hollande à l’encontre de l’irréprochable et fort respectable « il était partout » Sarkozy.
Pris hors contexte, la droite tente d’exploiter jusqu’à la corde l’invective supposée de « sale mec » crachée indignement à la face présidentielle par son rival favori des sondages.
Ce dernier pourrait donc réagir par un « casse toi pov’con » ou « descend si t’es un homme », empruntant ainsi au langage élyséen traditionnel.
Nous nous retrouverions ainsi devant une altercation de banlieue avec des regards noirs et une parade guerrière avant une « baston » en règle….
TRIVIALES
L’observateur aura compris que celui qui brigue la place de deuxième président de gauche de la Ve République, avait plutôt en tête le terme de « méchant flic » pour décrire l’actuel « posture » du Leader Minimo.
Et Sarko & Co. de mitrailler, façon baroud d’honneur, des mesures de dernière minute à quelques encablures du scrutin comme la TVA sociale ou encore l’avance de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans. N’importe quoi pourvu que cela paraisse « courageux », quitte à passer pour des « sales mecs ».
L’objectif, alors que le président sortant n’est pas officiellement candidat à sa succession, est de persuader les foules que l’équipe au pouvoir n’a pas de temps à accorder à de triviales occupations de campagne électorale pour garder les yeux rivés sur le cap des réformes et la haute conduite de l’Etat.
Au passage, il est également de bon ton pour afficher une compassion des plus sincères face aux plans sociaux qui ont l’indécence d’exploser dans un tempo des plus détestables…
Bien sûr, les bagarres internes pour s’accaparer les meilleurs fauteuils (on ne pense jamais assez à l’avenir…) à grand coup de parachutages ne sont que fiction et n’ont rien à voir avec la réalité ou des personnages existants .



Sarko à Domrémy: L ‘Europe n’est pucelle qu’on croyait !