Abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel : Carla désormais sans recours.

Car le temps est (maintenant) de son côté *… au secours Mick !

*Time is on my side

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Petit récapitulatif (bis) de la présidence de Nicolas Sarkozy à l’usage de l’électeur indécis. Sans (a) Libye….

Chers compatriotes, vous êtes à deux jours de vous rendre (à nouveau) en masse dans les isoloirs au terme d’une campagne passionnante et trépidante.
A l’heure où nous actualisons cet article, la moyenne des 16 derniers sondages (dont un après le débat télévisé mais avant l’annonce de l’intention de vote « personnelle » socialiste de Bayrou ) donne François Hollande vainqueur avec 53,80% des intentions de votes devant Nicolas Sarkozy (47,20%).

Mais rien n’est joué avant dimanche soir.

Donc, il ne vous faut pas oublier que la mandature du président sortant et candidat à sa propre succession ce fût (liste non exhaustive car dramatiquement trop longue) :

- Le diner du Fouquet’s ;
- L’escapade maritime sur le yacht de Vincent Bolloré ;
- Des vacances américaines quelque peu dispendieuses (dans une villa qui se loue 30.000 dollars par semaine) ;
- Une politique d’ouverture avec l’entrée de ministres « issus » de l’opposition ou de la « diversité » dont la grande majorité n’est plus en place à ce jour ;
- La mise en place de la loi TEPA (Travail Emploi et Pouvoir d’Achat) plus connue sous le doux nom de « paquet fiscal » ;
- Une augmentation de 172 % du salaire du président bling bling ;
- La mise en place d’une « Dream Team », groupe de ministres chouchous qui viennent se réunir à l’Elysée en l’absence du Premier, François Fillon. Une première hallucinante sous la Ve ! ;
- L’accueil de Kadhafi et la signature avec le tyran timbré d’accords en matière d’armement et de coopération nucléaire ;
- Une visite du pape en compagnie de l’ineffable Jean-Marie Bigard ;
- La promesse de sauvetage de l’usine Arcelor-Mittal à Gandrange ;
- Le « casse toi pauvre con » au Salon de l’Agriculture et le « descend un peu le dire » du Guilvinec ;
- Le vol de stylos en Roumanie et en Israël ;
- Le financement de concert de Johnny pour le 14 juillet ;
- Les propos racistes et les procès en suite du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux ;
- Carla et Giulia ;
- Les français qui ont des femmes « moches » ;
- La princesse de Clèves ;
- « Les paradis fiscaux et le secret bancaire c’est fini ». Ha, ha ! ;
- La cooptation avortée de Jean Sarkozy, le fiston, à la présidence de l’Epad (société d’exploitation de la Défense). Il était en deuxième année de droit ;
- La remise en cause du statut des juges d’instruction ;

« L’ENVIRONNEMENT : CA COMMENCE A BIEN FAIRE »

- Un mensonge avéré sur la présence sarkozyenne à la chute du mur de Berlin ;
- Le reniement des promesses du Grenelle de l’environnement : « l’environnement, ça commence à bien faire », dit le président ;
- Les transports coûteux des ministres.
- La démission de Michèle Alliot-Marie après son séjour dans la Tunisie de Ben Ali, aux frais du dictateur auquel la ministre avait proposé « l’expertise de la France en matière de maintien de l’ordre » ;
- Les ministres Fadela Amara et Christian Estrosi font bénéficier de leurs appartements de fonctions des membres de leurs familles ;
- Mille chômeurs de plus par jour ;
- La création d’un nouvel impôt en moyenne par mois alors que le discours officiel accuse l’opposition d’être le parti de la fiscalité ;
- Les cigares de Christian Blanc et la mission de Christine Boutin sur « les conséquences sociales de la mondialisation » ;
- L’affaire Woerth-Bettencourt ;
- L’affaire des sous-marins de Karachi ;
- Le chèque de 30 millions d’euros du fisc à Liliane Bettencourt ;
- La réforme des retraites sans concertation aucune ;
- L’affaire du Mediator, des laboratoires Servier dont Sarkozy a été l’avocat. Des collaborateurs de Xavier Bertrand (ministre de la Santé) ont été rémunérés par Servier. Ce dernier s’est vu remettre la légion d’honneur par Sarko ;
- Le déremboursement massif des médicaments par une Sécu martyrisée ;
- Les propos racistes de Claude Guéant, qui a remplacé Brice Hortefeux au ministère de l’Intérieur ;
- L’emploi fictif de Luc Ferry ;
- L’abrogation (enfin!!!) du bouclier fiscal ;
- Le viol du secret des sources journalistiques, l’affaires des fadettes dans l’affaire Bettencourt ;
- La destruction du tissu social dans son ensemble ;
- La présence de patrons et propriétaires d’entreprises du CAC 40 à l’hôtel Crillon pendant le meeting de Sarko à la Concorde ( à cause du froid et de la honte, sûrement).
- La fête du « vrai travail«  , devenue la « vraie fête du travail » ;
- Hollande « petit calomniateur » lors du débat télévisé.
- L’embrouille du financement présumé de la campagne présidentielle de 2007 par Kadhafi

Comme le chantait Serge Gainsbourg, « Ca vous ne suffit pas ?».

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Débat télévisé : Hollande « Moi, président de la République », Sarkozy «François m’a tuer »

Pan !


L’un voulait vanter son expérience. L’autre être de marbre. Mais « Lui, le Président » a flanqué à Sarko son bilan en pleine poire. Un constat s’impose : L’expérience, il n’y a pas que le président « sortant » qui la possède, le peuple français l’a faite. Tristement.

Lors du grand débat télévisé, Nicolas Sarkozy s’est trouvé dans un entrelacs de positions paradoxales. Parler en chef d’Etat mais éviter de s’appesantir sur la dure réalité de ses résultats. Parler à Marine Le Pen sans couper la communication avec Bayrou.

Mais l’exercice ne s’arrêtait pas : il fallait au challenger être à l’attaque contre le favori des sondages sans passer pour l’agité qu’il demeure. Face à un François Hollande si habile qu’il avait, la veille, choisi judicieusement de s’éloigner de la foule du premier mai, la laissant aux syndicats.

Le candidat socialiste s’était ainsi installé encore plus dans une posture présidentielle de gauche devant la tombe de Pierre Bérégovoy, l’ouvrier devenu Premier ministre de François Mitterrand.

Devant les caméras, en dehors de l’énoncé de propositions déjà fort connues, et de part et d’autre, et d’une joute de chiffres qui chantent la chanson que l’on veut bien leur demander, notre Sarko a joué à fond la carte de la victimisation.
On l’insulte, on le « blesse », on ne sait dire que mensonges sur lui et sa politique. François Hollande est un « petit calomniateur », indigne d’un président.

On a essayé de le « démolir » en votant contre lui au Parlement. Malheureusement les faits sont têtus.

IPAD ET FIL A COUPER LE BEURRE

Même si, dans le seul cap que Sarko a été capable de tenir dans sa danse de girouette, il continue à expliquer le désastre de son bilan par les incompétences des autres. Espagnols ou Grecs.

Têtu aussi, notre premier nerveux de France a gardé ses habitudes. Tics et Tocs plus que du tac au tac. Le candidat Sarkozy devait « débusquer » un adversaire fuyant et sans programme. L’objectif n’a guère été atteint.

Ses attaques les plus rigolotes ont été ciblées sur les Ipad (prononcez iiipad) fabriqués en Chine et distribués avec largesse aux écoliers corréziens, belle province dont Hollande est président du conseil général.

Amusante également, l’attribution par le candidat de l’UMP à son adversaire de l’invention du « fil à couper le beurre », notamment sur les taxations sur les transactions financières. Hilarant pour le chantre de l’ultra libéralisme d’avant septembre 2008 (date à laquelle il s’est rendu compte –mieux vaut tard que jamais – de l’étendue de la catastrophe des sub primes).

Au reste, tant sur le vote des étrangers que sur le nucléaire les attaques sarkozyennes se sont heurtées à des positions calmes : « vous voulez garder une centrale et moi je veux la fermer » a résumé le socialiste devant la fébrilité de son contradicteur.

Mais le plus définitif et qui restera le grand moment de cette campagne a été sans conteste l’énumération hollandiste qui restera dans les mémoires sous le nom de « Moi, président de la République ».

Ce véritable discours dans le débat a assommé le président sortant, comme Giscard avait vaporisé, en son temps, François Mitterrand qui n’avait pas « le monopole du cœur ».

En une litanie de phrases, François Hollande a dessiné le président qu’il entend incarner tout en rappelant les turpitudes sulfureuses de celui qui s’est affirmé, ce soir, comme son très proche prédécesseur.

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