Des campagnes sombrent parfois sur une maladresse . Lionel Jospin n’a pas fini de digérer son Chirac « usé » et « vieilli » qui lui avait barré la route du deuxième tour en 2002. Sarkozy risque d’avoir de sacrées lourdeurs d’estomac avec son premier mai du « travailler vrai ».
Car, pour de l’expression clivante, comme on dit de nos jours, c’est de l’expression clivante !
Le président sortant l’explique : celui qui travaille « vrai » c’est « celui qui a construit toute sa vie sans rien demander à personne ».
En un mot : celui qui n’a jamais connu rien de grave. Celui qui n’a jamais connu les largesses du Pôle emploi.
Pourquoi pas celui qui refusera sa pension de retraite pour ne rien demander à personne ou celui qui n’a jamais été malade. Et la liste est longue …
EVEREST
Pour le président qui a fait franchir au taux de chômage des sommets dignes de l’Everest en créant mille demandeurs d’emplois par jour, cela fait réfléchir.
Et pour quelqu’un qui brigue la présidence de tous les français, il y en a une belle fournée qui va se sentir un peu… exclue.
Donc, le premier mai du travailler « vrai » va rassembler les grands actionnaires des groupes du CAC 40 et leurs patrons ! Ils ne demandent rien à personne, eux .
Quoi que. A bien y regarder, ces derniers ont la demande facile. Ils demandent dividendes et stocks options, retraites « chapeaux » et mutuelles pharaoniques. De « vrais » assistés, quoi !
Bref, Sarkozy est un galéjeur. Il avait fait un mea culpa en disant qu’il avait changé mais que nenni ! Il ne peut s’empêcher de jeter les français les uns contre les autres. Et, aux dernières nouvelles, les « vrais » contre les « faux ».



La clé de la victoire de Hollande au second tour : Faire taire Ségolène Royal !